Les Nécrosoris au pouvoir, la traque commence
 
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Des mots et toujours des mots [Lune&Alexei]

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Lune d'Azur
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MessageSujet: Des mots et toujours des mots [Lune&Alexei] Mar 28 Fév - 6:45

Lune d’Azur sortit du portail et arriva dans un hall du siège du gouvernement de Satras. A sa droite se tenait Scarroff, capitaine des gardes. Il avait des cheveux bruns et des yeux de la même couleur. A sa gauche, se tenait le premier ministre d’Asrrah. Lui, était plus petit, chauve et grassouillet. Il était très aimé du peuple et faisait un bon travail. Lune d’Azur était vêtue d’une robe bleue claire et ses cheveux étaient attachés en une coiffure complexe. Comme à son habitude, elle était froide, distance et aucun sourire ne s’affichait sur son visage.
Elle observa les gens qui étaient présents dans la salle. De nombreux gardes étaient présents pour assurer la sécurité des dix-huit ministres présents et pour donner un aspect digne à l’endroit. Elle connaissait tous les élus du peuple vampirique. La princesse elfe crudelis ne les avait pas tous rencontrés mais comme Satras était, avec Serphios, le pays le plus proche d’Asrrah, elle était obligée de connaître ses principaux dirigeants. Elle les détailla les uns après les autres, il y en avait qui avait pris un coup de vieux depuis sa dernière visite qui remontait à deux-mille ans.
Elle en repéra un qu’elle avait rencontré il y avait de cela quelques mois. Le ministre des affaires extérieures, Alexei Samarov, qu’elle avait rencontré lors d’un dîner qui ne s’était pas si bien passé. Elle ne savait pas trop quoi penser de lui. Il était le plus jeune parmi ses collègues et c’était ce manque d’expérience qui avait dû le pousser à défendre l’honneur de sa nation de cette façon lors de leur dernière entrevue. Il est facile de répliquer qu’elle est plus jeune que lui mais il y avait une différence sincère, elle avait été élevée pour diriger. Depuis toute petite, on lui avait appris à soigner chacun de ses mots, à savoir qui parler, à réfléchir plus vite que son interlocuteur et à se méfier de tout le monde. Ce n’était vraiment pas une vie pour une enfant.
Se méfier de tout le monde. Il y en avait dont elle ne s’était pas du tout méfiée, Sylver. Enfin si, un peu au début mais lorsque son cœur à commencer à battre plus fort et à étouffer ses soupçons sous de douces pensées, elle avait commencé à avoir confiance en lui. Elle repensa à cet homme, elle aimait tout en lui, son visage, la couleur de ses yeux, la douceur de ses gestes, sa voix, les rares mots qu’il prononçait, sa façon de se détacher du monde et de ne pas s’énerver. Elle avait du mal à admettre que elle, Lune d’Azur Laneus Sal Thesna, soit tombée amoureuse d’un humain. Un simple humain, enfin pas si simple, c’était quand même un élémentaire de feu. Cet homme, à ses yeux, n’avait qu’un seul défaut, il était un voyou. Elle ne savait pas si le mot « défaut » était le bon. Etrangement, elle était attirée par ce côté mauvais garçon et c’était juste au niveau politique que son milieu social, ses fréquentations et ses habitudes étaient un problème.
Quelqu’un la tira de ses pensées en lui souhaitant la bienvenue. C’était la ministre de l’environnement, une vielle femme aux cheveux verts et aux yeux noirs. Elle inclina légèrement la tête en signe de respect. Elle repéra une mini-cam qui volait quelques mètres au-dessus d’eux. Elle détestait ces petits appareils qui s’amusaient à les prendre en photo toutes les trente secondes, c’était presqu’impossible de faire ou dire quelque chose sans que ce ne soit archivé. Soit c’était des mini-cams de surveillance dissuasive (les vraies étaient invisible et détectable simplement avec des appareils spéciaux), soit, il y avait un ou deux journalistes dans le coin. Lune d’Azur grimaça, elle n’aimait vraiment pas ces petits appareils.
Elle jeta un œil autour d’elle, le premier ministre était partit saluer des homologues vampires mais Scarroff ne la lâchait pas d’un poil. Il inclina la tête pour simplement l’informer que les gardes qui étaient dans le reste du bâtiment n’avaient rien remarqués de suspect. Elle lui indique d’un regard la mini-cam au-dessus d’eux et il annonça discrètement qu’il allait lui-même trouver sa provenance et demander à ce qu’elle soit éteinte. Il la laissa et l’attention de la princesse se reposa sur le premier ministre et les vampires qui l’entouraient. C’était des échanges de bienvenue d’une hypocrisie dégoûtante. Elle n’était pas comme son frère, elle détestait sourire aux gens et sortir pleins de phrases inutiles qui alourdissaient plus une conversation qu’autre chose. En parlant d’hypocrisie protocolaire, un vieux ministre chauve, vint à son tour, lui souhaiter la bienvenue. Elle répondit qu’elle était enchantée d’être présent, que cela faisait deux mille ans qu’elle n’était pas venue, qu’elle était heureuse que les relations entre leurs deux nations soient si bien portantes et tout le tralala qui pouvait s’ajouter. Elle n’aimait pas ça mais était bien obligée de le faire. Par contre, si sa bouche disait une chose, ses yeux en disaient un autre. Le vieux ministre comprit vite qu’il avait intérêt à dégager et prétexta un appel pour s’éloigner discrètement.
Quatre autres élus du peuple vinrent s’incliner devant elle et aucun d’eux ne réussit à lui décrocher un sourire. Elle soupira, combien de temps ce manège allait-il encore durer ? Lune d’Azur préférait vraiment qu’on en finisse au plus vite. Elle était ici pour signer quelques contrats. Ils n’étaient pas extrêmement importants car s’ils l’avaient été, elle aurait laissé son frère s’en occuper. Dans ces cas-là, il était bien meilleur qu’elle. C’était une des choses pour lesquels il était très doué. Un conseillé lui avait dit de se présenter elle-même à la signature de ces contrats. Etant la figure emblématique d’Asrrah, s’afficher chez les vampires donnerait une bonne image des relations entre les deux pays. Image, image, image, ils n’avaient que ce mot à la bouche les gens qui l’entouraient. Encore une fois, le seul qu’elle avait rencontré et qui ne s’était pas conduit de cette façon si hypocrite, c’était Sylver. Mais d’un autre côté, il ne savait même pas à ce moment qui elle était réellement et elle craignait que son attitude change du tout au tout à leur prochaine rencontre.

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