Les Nécrosoris au pouvoir, la traque commence
 
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•J'ai ouvert les yeux trop vite•

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Zohéir X'enlil
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MessageSujet: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Ven 2 Mar - 9:07

Bon bah voilà, hein, vu qu’il y a un début à tout… Je vais vous présenter mes poèmes, si vous avez le courage de les lire ^^ Par contre je préviens de suite, je n’ai pas l’habitude de faire des trucs super joyeux, disons. Pour ne pas dire carrément glauque, en fait. On dit que ce que l’on est et que l’on ressent se reflète dans ce que l’on écrit… Bref, mon premier poème date du 26/06/2011, pour vous donner une estimation de depuis quand je fais de la poésie.
Si je poste ces poèmes ici, c’est tout d’abord pour avoir des avis et des critiques constructives, qui pourront me faire progresser. Même si je doute retravailler les poèmes postés ici, cela me permettra de m’améliorer dans les poèmes à venir. Please *se met à genoux*.

Nobody

Démuni, oublié, délaissé,
Le tumulte des vagues l’assourdissant.
Cette nuit sans lune l’hypnotisant.
Désespéré, cet enfant.

Les pieds enchâssés dans le sol de la falaise,
Purgeant sa vie et plongeant dans ses aises,
Le regard vague, empli de braises,
Et les sens éveillés.

Rage contenue et difficile à oublier,
Le rongeant pour l’éternité.
Enfant de brume, clapotis de l’eau,
Dans sa gorge sèche se bouscule maints mots.

Puis quand le soleil perce l’obscurité,
La mer s’est tue, apeurée.
Rapportant vers le grand large oublié,
Le corps de l’enfant dans le tourbillon des années.

09/07/2011

***

Eau de Vie

Les vagues vinrent lécher le rivage
L’écume de l’orgueil illustrant leur désarroi
Agrippant le sable fin, les galets et les lois,
Ramenant vers le grand large leurs trésors des anciens âges
Et de leur regard, riant de notre solitude.

Venant se recueillir près de cette étendue d’incertitude,
La lune reflétant sa tristesse sur ces eaux,
Maudissant le poids de sa rancœur et pleurant sa chaleur passée
Sur une terre à l’air délaissée, la nuit maîtresse s’abandonne en apnée
Et se laisse enivrer de cette douleur oubliée.

Mon regard se perd dans ce rivage
Délaissant la vie, délaissant la mort et les mirages.
Fuyant la peur, riant de mes larmes de rage
Qui roulent sans cesse sur mes joues, creusées par cette évidence,
Pour m’empêcher de mettre fin à mon existence.

Et sous les étoiles scintillants de mes mille pêchés
Lentement je m’avance vers cette mer, sans ciller.
J’appréhende ma fin, j’appréhende ma mort.
Et dans les larmes de la lune, cette triste essence
Je poignarde mon âme, ma délivrance.

08/09/2011

***

Le Corbeau sur le Grillage

Je me souviens de ce corbeau de suie,
Aux ailes charbons et au regard perlé,
Figé dans son hégémonie, dévisageant la pluie,
Il tergiverse, sur son grillage rouillé.

Son territoire, sa patrie de ferraille,
Son seul réconfort, à chasser les névés,
L’hiver est son domaine, la neige sa complice,
Mais le belliqueux corbeau ignore les supplices

Que les autres oiseaux, lentement endurent
Ils vivent des mots, vacuité du langage,
Piaillant pour attirer l’attention sur leur parure
Ils ne savent que chanter, à tous les âges.

Mais le corbeau de jais ignore ses frères de sang
Il ne vit que pour assombrir la nature déjà ébène
Son plumage luisant formule son dessein
Un destin tacite, sans lendemain.

17/02/2012

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On n’est pas misanthrope pour rien, ni philanthrope pour les autres.
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Dernière édition par Zohéir X'enlil le Jeu 26 Juil - 8:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Ven 2 Mar - 9:34

ooooouaaaisiisssssssss vasyy !!!!! t'es trop fort ! Moi chui nul 8D
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Zohéir X'enlil
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Dim 11 Mar - 8:23

Merci Sarah ^^ Et cela m'étonnerait que tu sois si nulle que ça.

Le Jour Où…

Le jour où le ciel esquissera un sourire,
Qui pourrait balayer les pleurs, faire rire,
Bleuir les regards, toujours plus sombres,
Le temps qui passe sèche même les ombres,
Finir dans la douleur, inlassablement, souffrir.

Le jour où le soleil se gonflera de fierté,
De régner humblement sur ce monde décharné,
Les fleurs des champs, jamais cueillies,
Finiront par faner dans cette ignominie,
Et sur le sol, leurs pétales jamais plus colorés.

Le jour où le temps s’arrêtera pour de bon,
Un retour en arrière pour les moribonds,
Peut-être que renaîtra enfin le bonheur,
Celui qui s’enfuit et délaisse les cœurs,
Et toujours, avare, ne laisser qu’un son.

Le jour où la lune rêvera d’un monde
Où n’existent plus de guerres immondes,
Alors toutes ces stupides généralités,
Pourront enfin rendre l’âme, suppliciée,
Et enfin, fermera les yeux sur la beauté.

Le jour où
Est loin d’être arrivé.

10/03/2012

***

La Luge sur l’Herbe Folle

Mélancolie de passage, la luge des années
Que l’on observe s’écouler, elle reste sage,
La luge immobile sur l’herbe folle, pliée
Voit le temps défiler, dans l’oubli, dans sa cage.

L’eau ruisselle sur son dos de bois,
La pluie la connaît bien, cette moribonde,
Celle qui a tant servi, dans un passé ou en soi
Lorsque nous apprécions encore la neige féconde.

Maintenant, les aiguilles ont changé, elles ont abandonné,
Le névé d’antan laisse place à la neige carbonique
Et les rires des enfants se meurent sous les années,
Le soleil lui-même ne sait plus, il panique.

Mais la luge qui trône sur l’herbe folle,
En été comme en hiver, elle défie le temps,
Peut-être qu’un jour, nos souvenirs d’enfant
Nous ferons ouvrir les volets trop longtemps clos

Pour pouvoir une dernière fois, observer la luge téméraire,
Qui nous reste fidèle, sa plainte nous est éphémère.

17/02/2012

***

Âme de Granit

Enjambant ces corps calcinés, jonchés de sang séché,
Il ne cesse de sourire aisément, comme devant un dessin d’enfant.
Pour lui, tout ceci n’est qu’une peinture, qu’il doit critiquer.
Il refuse la réalité qui l’asservit et garde son sourire inlassablement
Même face à ce carnage et tout ce sang.

Ses pas tracent la nouvelle destinée des Hommes,
Marquant de ses sabots la charte d’un monde renouvelé.
Il ne se doute pas que sous pied se lit la vérité
Et continue sa route sur les graviers des temps passés
Sans se retourner, il rit face à ces fantômes.

Puis une larme du ciel glisse sur son épaule
Son sourire disparaît et il dévisage ce présage
Un déluge de pleurs bientôt assombrit ce paysage
Mais dans sa tête à lui, il ne sait plus son rôle
Et les cieux le punissent de leurs mirages.

Pourquoi tant de corps égorgés face à lui ?
Semblant l’appeler de leur regard éteint.
Pourquoi cette mort ? La maladie ?
Trop de questions lui tendent la main.

Alors lentement mais sûrement, il attrapa son poignard.
Dernier coup d’œil à ses compatriotes et à leur regard noirs.
Puis dans sa poitrine se fiche la lame d’acier,
Transperçant son cœur de pierre et éteignant son âme possédée.
Il quitte ce monde un pauvre sourire aux lèvres

Et de sa bouche fuit l’encre de sa vie achevée.

14/09/2011

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Alcro
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Mar 13 Mar - 9:32

J'adore Nobody ( écrit 2 jours après mon anniv, trololo xP ), Eau de Vie et la nouvelle, Le jour Où. C'est drôle, comme l'on peut constater tes progrès en moins d'un an, j'aime beaucoup, continue comme ça! :)
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Zohéir X'enlil
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Mar 13 Mar - 10:00

Merci Alcro ^^ J'avoue qu'en un an, j'ai beaucoup changé dans ma manière d'écrire.

Complainte du Verre à Pied

Il y a l’espoir espéré et l’espérance prohibée.
Il y a les lois votées et les votes hors la loi.
Il y a l’innocence isolée et l’isolement offensif.
Il y a l’amitié avant tout et l’amour excessif.
Il y a la loi du plus fort et la soumission du plus faible.
Il y a l’insouciance corrompue et la corruption de l’attachement.
Il y a les promesses tenues et les paroles en l’air.
Il y a la révolte révolue et la révolution éternelle.
Il y a la sombrée de sa personne et la sobriété de soi.
Il y a le repoussement incessant et l’attachement impuissant.
Il y a les excuses sincères et la sincérité inexcusable.
Il y a la vie comme la mort, le début et la fin.
Il y a le souvenir du tyran et l’aboutissement de la paix.
Il y a le renouvellement incessant d’une vengeance accomplie.
Il y a les verres amputés et les verres à pieds.

25/06/2011

***

Au Fil des Années

Au fil des années le temps qui court
Et qui comble notre vie de cet amour.
Aspergeant notre âme de cette vérité
Et balayant d’un geste cette naïveté.

Au fil des années le rythme incessant
De souvenirs retracés et de rêves d’enfant.
Des erreurs que nous avons longtemps regrettées
Mais qu’autrui nous a entièrement pardonné.

Au fil des années les aiguilles pacifiques
Nous rappelant à chaque instant cette chute onirique
Où nous finirons par doucement se heurter
À cette promesse que nous nous sommes voués.

Confiance que nous nous sommes accordées
Après ces années passées à s’aimer
Dans notre conscience enlacée pour toujours
À attendre avec insistance ce gage d’amour.

Au fil des années l’amour nous soutient
Puis quand la vie devient un songe lointain
Notre dernier regard égale notre sagesse
Et nous rions ensemble cette paresse.

Nous finirons notre histoire enchanteresse
Main dans la main refusant cette détresse
Nous finirons cette légende née
Au fil des années que nous avons créées.

01/08/2011

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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Lun 30 Avr - 7:50

Don't worry. Smile. The Sad Day isn't eternal. Or not.

C’Etait Mieux Avant…

C’était mieux avant toi,
Quand je ne savais pas qui j’étais.
Quand j’ignorais que j’existais.
Je ne pensais à rien d’autre qu’à sourire.
M’envoler, battre des ailes et grandir.

C’était mieux avant lui,
Quand dans mon âme ne vivait que joie
Et que ce feu chaud dans mon cœur m’habitait,
Qu’il me faisait oublier les jours de pluie et le désarroi,
Les mensonges si réguliers qui résonnaient.

C’était mieux avant ce regard,
Quand ni la guerre, ni la tristesse ne pouvaient m’atteindre.
Je ne comprenais rien au monde, autant en rire !
Dans mes yeux brillait cette flamme qui ne peut s’éteindre
Que tous les enfants, même les plus grands, font luirent.

C’était mieux avant moi,
Avant que je ne comprenne le sens caché de la vie.
Avant que je ne sache qu’un jour, tout sera fini.
Et que dans les larmes, je vis mon reflet à chérir
Où il suffit d’une goutte échappée pour brouiller ce sourire.

10/10/2011

***

L’Encrier des Larmes

Dans un cycle incessant, lentement mais sûrement,
Il trempe sa plume dans son encrier de larmes oubliées.
Il tente de faire renaître par son crayon, les serments
Qui ont détruit cette face du monde pour l’amitié
Mais ces Créateurs ont oublié le néant.

Tous ceux perdus dans l’ombre sont délaissés.
Ne reste plus que les victorieux, ceux qui ont tout gagné
À ce jeu de la vie qui court sans arrêt
Et qui laisse les plus faibles abandonnés dans ce sonnet
Pour avancer toujours plus loin vers une chance muette.

Rampant difficilement sur ce sol de marbre,
Nageant vainement dans ce puits de larmes,
Les obscurcis continuent désespérément d’avancer
Jusqu’au jour où la Mort viendra les rattraper.

Et il est là, la plume à la main, l’encrier face à lui.
Il hésite à graver dans sa chair de perdants
Ses plaintes et les hurlements face à lui
Pour rappeler à tous que le monde n’est pas seul blanc,
Si on tourne le globe, finit toujours par vaincre la nuit.

17/09/2011

***

Dans une Flaque…

Dans une flaque il y avait ton nom,
Ecrit à l’encre rouge, suivi de « Pardon »,
Dans cette immonde flaque vermeille,
J’ai soupiré devant le reflet du soleil.

Je me sens comme lassée de continuer,
J’ai piétiné la flaque et effacé ces lettres,
Dans une goutte d’eau il y avait du sang,
Encore et toujours, ce liquide permanent.

J’ai soupiré devant ton nom qui disparaissait,
Dans une flaque il n’y avait plus rien de concret,
Ecrit à l’encre noire, suivi d’un point d’interrogation,
Je me sens comme lassée de toutes ces questions.

Dans une flaque il y avait un reflet, non deux,
Ecrit à l’encre bleue, suivi de sept lettres,
J’ai soupiré devant mon visage, laissé un adieu,
« Cow & Bro » j’ai souri, peut-être que je regrette.

30/04/2012

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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Lun 7 Mai - 20:48

De l’Autre Côté du Tunnel

Plainte sempiternelle qui résonne sur ces parois,
Parois de pierres fraîches et friables, miséreux toit,
Toit de malheur, qui menace de s’effondrer sur moi,
Moi qui suis dans cette obscurité, dépourvue de lois,
Lois qui m’ont délaissées, à l’abri de ce sombre tunnel.

J’écoute encore cette plainte sempiternelle,
Celle qui résonne toujours sur ces parois, celle
Qui me retient encore de ce côté du tunnel,
Impuissance, dénuement, je ne peux rien contre elle,
Elle se moque de mon infortune, je suis opprimée.

Le miséreux toit sur ma tête, je suis délaissée,
Malgré son malheur, il tient à me protéger,
De la pluie, du beau temps, de la vie si aisée,
Aisée pour qui, pourquoi, pour celui fortuné,
Je suis sourde, la plainte m’a enfin quittée.

De l’autre côté du tunnel, tu ne me verras plus,
Je vais quitter la lumière, empreinte de mensonges,
Pour aller vers ce monde que j’ai tant défendu,
Et qui malgré moi, hante encore mes songes,
De l’autre côté du tunnel, je serai de nouveau perdue.

05/05/2012

***

L’Histoire de tes Yeux

Un regard de névé, enneigé
Un monde à la pâleur éblouissante
À la blancheur ensorcelante
Quelques flocons qui rêvent.

Ce soleil couchant aux reflets orangés
Celui qui annonce la fin du jour
La plaine et les douces fleurs colorées
Comme ton regard de velours.

Ces enfants riant dans ce champ
Celui où tu jouais petit
Aux mille et un souvenirs d’antan
Les rêves qui dansent, cristallins.

Et la nuit aux larmes scintillantes
Qui brillent dans cet océan insoumis
Un noir d’encre qui me sourit
Ou peut-être n’est-ce que ton regard

L’histoire de tes yeux, infinie.

08/01/2012

***

Désillusion

Encore un grain de sable, tombé dans le sablier,
Les aiguilles avancent, sans que je ne puisse les stopper,
Ma vie n’est qu’une fable, que l’on ne peut conter,
Dans mon cœur cette lance, profondément fichée,
Et ce sentiment d’être faible, inexpliquée.

Encore ce regard noir, empli de reproches,
Cette vie de couard, ce cœur fait de roches,
Pourtant lorsque le soir, ma vie devient une croche,
Que tout s’accélère dans l’art, que je me rapproche,
Mais jamais l’envie de croire, juste de tomber.

Dans cette chute sans fin, le néant aisé,
Ne manque pas de grain, remplit le sablier,
Il ignore ma main, tendue et désespérée,
Que je tends encore le matin, déterminée,
Mais je crains ne jamais être aidée.

Encore ces piètres vers de poètes déchus,
Mon monde à l’envers tombe des nus,
Lassé de ton univers, rejoins mon esprit ingénu,
N’aie pas peur du tonnerre, ce n’est qu’une entrevue,
Jusqu’à ce que ma main de terre soit enfin, je l’ai vu,

Tranchée jusqu’aux viscères de mon corps dépourvu.

02/05/2012

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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Ven 1 Juin - 7:51

Ne Rêve pas Trop

Ne rêve pas trop. L’espoir est si fugace ;
Il enivre les Hommes, les bêtes, les dieux,
Et tandis que ton esprit fleuronne, suit ceux
De la cité des mystères, frivoles, las.
Mais ne rêve pas trop.

Ne rêve pas trop. La réalité se noie,
Elle s’abime de tous ces cœurs en émoi.
Et le jour tacite balaye tes songes,
Agrippe-toi à l’irréel brume, plonge.
Mais ne rêve pas trop.

Ne rêve pas trop. L’existence macabre,
Voilée sous le masque de marc, comprends la vie,
L’âme embuée de ses contraintes, l’oubli,
Cesse de déserté le sang sur ton sabre.
Mais ne rêve pas trop.

Ne rêve pas trop. La plume et l’encrier,
Garde devant toi, faiblement illuminées,
Tes volontés pacifiques et la pluie passée,
Pour qu’enfin tu souris, oublis la douleur née.
Tu as bien trop rêvé.

Parce qu’un rêve laisse toujours place à la réalité.
26/05/2012

***

Sans m’étonner et sans comprendre

Mon savoir tacite se résume à un regard,
Tous ceux que je cite ne sont à mon égard,
Que de vulgaires mythes aux airs hagards.
N’essayer pas de tromper ma folie.

Sans m’étonner d’assener cette vision,
Mon piètre discours ne tient qu’à la raison,
Le tort qui s’accumule sur ma soumission,
Eut raison de mon être laissé à l’abandon.

Sans comprendre pourquoi les regards se posent,
Tente de percer les mystères de ces proses,
Je ne vis que des mots qui sonnent creux, overdose,
Attends que je ferme les yeux sur cette cause.

Sans chercher à vraiment imaginer une vie,
Un songe lointain, peut-être près, ignominie,
Sans chercher à vraiment m’étonner de ces dits,
Après tout, il ne sont que de simples mots indécis.

23/05/2012

***

Le Vagabond

Sur les chemins de gravier, sous la pluie battante,
Harangue les esprits malsains et tous ces vautours,
Croire et espérer dans cette sérénité clémente,
Et sur la route de bitume, avance le temps sourd.

Ta main tendue désespérément vers le ciel,
Implore le pardon d’un monde à jamais déchu,
Et ce n’est ni la harpe, ni le violoncelle,
Qui auront pitié de ton esprit corrompu.

Mais le chemin se trace, inlassablement,
Tes pas guidés vers l’espoir, sans désillusion,
Sillonne la route qui traverse les ans,
Les mensonges défilent, quitte le tourbillon.

Parce que le chemin finit toujours par disparaître.
10/05/2012

***

Plonge

Inlassablement, l’écho de ton infortune,
Ronge ton cœur noyé dans la brume,
La surface du lac pourtant si limpide,
Est brisée à jamais par tes épines.

Plonge, récupère donc ton cœur,
Il sombre lentement dans les abysses,
Plonge, oublie toutes tes peurs,
Le repos éternel sur une fleur de lys.

L’eau pénètre ton âme, dévore ton existence,
Elle minimise tes pleurs, tout en cadence,
Un retour de paroles, tu seras pardonné,
Essaye peut-être de ne plus espérer.

29/04/2012

***

Remonte

Il est difficile de croire, dans cette existence,
Face blanche, face noire, cette odieuse pénitence,
Il est difficile de garder espoir, dans cette transe,
Où tout le désespoir, sur tes épaules, se terre.

Dissipe la poussière de ton malheur, dans ton univers
Un monde sans labeur, peut-être sans poèmes, sans vers,
Mais une terre de fleurs, inlassablement gorgée de lumière,
Jusqu’à ne plus savoir où donner de curiosité.

Aucune raison d’abandonner, remonte à la surface,
Arrêtes de pleurer, ce n’était qu’un début,
Quelle culpabilité, pardonne ces mauvaises farces,
Car dans peu de temps, tu retraverseras cette rue,

Où durant tant d’années, tu as ignoré le temps,
Et où désormais, tu souriras, comme avant.

04/05/2012

***

Un Homme à la Mer

Perdu, oublié, à l’abandon dans la vie,
Je ne pense pas, je ne pense plus du tout,
Je divague dans la brume qui me sourit,
Je me sens tombé, loin, devant, dessus, dessous.

Je ne nage plus, mon corps est endolori,
Fatigué des désillusions et de l’ennui,
Je touche le fond, je le sens venir à moi,
Le diable de mes peines, de mon désarroi.

J’ai oublié comment est mon existence,
Mon histoire s’est terminée en démence,
J’ai renié l’espoir qui me blesse encore,
Encore et toujours, la peur me dévore.

Je ferme les yeux et tente de m’endormir,
Ne plus me réveiller, ne plus te sourire,
Toi qui m’as abandonné dans ma souffrance,
Viens, viens terminer avec moi cette danse.

29/05/2012

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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Ven 1 Juin - 8:10

J'adore le dernier. Bon ok c'est le seul où j'ai très bien compris tes sentiments *PAN* ...
J'aime et en même temps je déteste ... parce que je sais ce qu'il y a derrière Sad ... il n'empêche que t'as grave du talent.

Je suis amie avec une madame qui va devenir une grande poète et écrivain youpi Very Happy
C'était le commentaire super perinent de la journée. Amen.
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Jeu 21 Juin - 7:36

Mon dogue, ma dague et ma digue

Le rimmel a coulé sur les joues creusées,
Emportant dans sa destinée le temps gris,
Tant pis des heures longues à pleurer,
Pour finalement restreindre sa peine tapie.

La grue d’un jaune délavé, la dague meurtrie,
Qui détruit les semences des années bénies,
Où nous cueillons les cerises, toujours en plein été,
Et disions « Chic, voilà la vie des orangers ! »

Sous l’auvent, les rayons du même acabit,
Annoncent une journée radieuse pourtant ternie,
Sur la baie de l’Île Rousse, c’est toujours l’été,
La digue pleure, elle nous a tant vus passer.

Le dogue dissipé dans la fumée de la cigarette,
Ou peut-être sur la route, quelle paresse !
Et dans l’air frais de l’été presque fini,
Tu oublies que tout n’est qu’un jeu et qui sait,

Peut-être as-tu souri.

17/06/2012

***

Chantons veux-tu bien

La jeunesse n’est pas éternelle, et pourtant,
Ce chant sempiternel, cette mélodie d’antan,
M’offre ses ailes pour m’aider à faire semblant
D’ignorer le temps frêle et mes songes d’enfant.

Je ne regrette pas le passé fuit, et pourtant,
Dans mon âme, ris, ris encore comme avant,
Imite finalement la vie et tous les ans,
Où nous avons ri, ri encore patiemment.

J’observe tes yeux verts, je susurre, et pourtant,
L’existence semble sincère, mais maintenant,
Je ne respire plus le même air qu’avant,
Retour en arrière, je sais être vivant.

Je saisis lentement ta douce main, et pourtant,
Chantons, chantons veux-tu bien, les notes de ce chant,
La mélopée du matin souffle qu’il fût un temps,
Où nous riions sur le chemin, et faisions semblant.

03/06/2012

***

L’Orateur du Mal

Je vis de la peine, je suis l’orateur du mal,
Métayers qui tentent faiblement de me nier,
Votre vie de misère n’est qu’un piètre dédale,
De joies et de peurs, de cendres et de fumée.

N’ignorez pas ma souffrance, mon corps lacéré,
Ecoutez mes plaintes jusqu’à la triste vêprée,
Et lorsque le ciel pleure son éternelle vacuité,
Abandonnez votre apnée et les cœurs serrés.

Le chemin de pluie trace un sillon humide,
Sur les joues des souillons et les prières indignes,
Le temps passé à questionner l’oracle ignorant,
Se rattrape vainement dans mon sourire d’enfant.

Et je ris encore, glousse du mal des autres,
Mon esprit est vice, ma cruauté sans paresse,
Vous tentez encore d’oublier vos fautes ?
Mais je me réjouis déjà de votre détresse !

Dans ces vers déchus écrits avec mon sang,
Je sais que je respire, mais plus pour longtemps,
Mon âme est souillée, je ne suis qu’un tyran,
Un malade enragé qui se désagrège au fil des ans.

21/06/2012

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Il y a à peine un instant, on m'a regardé pour toujours.
On n’est pas misanthrope pour rien, ni philanthrope pour les autres.
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Jeu 21 Juin - 8:17

J'adore le deuxième!! ♥ ( tu sais pourquoi ... )
Mais par contre le dernier ... il est super bien écrit. Mais après ...... là aussi tu sais ce que j'en pense.
Future poète sur Esephia oyez oyez braves gens o/ ♪
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Ven 22 Juin - 20:41

Oui, je sais ce que tu en penses, Cow. Mais est-ce que ce ne serait pas ce que, justement, je cherche à te faire penser ?

Coup de blues

Le ciel blanc, chargé de nuages,
Les bras ballants de ces gens sages,
Dehors le vent exprime sa rage
Et chasse le beau temps, les mirages.

La pluie qui bat l’asphalte brute,
Le goudron las qui gémit dans cette lutte,
Et les flaques d’eau, ces fières incultes,
Aussi fragiles que des roseaux lorsque le soleil chute.

Coup de blues, le spleen d’un jour gris,
Une piètre routine, emplit de monotonie
Dévore mon cœur trop longtemps soumis,
Je crains que mes pleurs finissent dans l’oubli.

Les bâtiments poisseux s’alignent, silencieux,
Les routes de bitume aux corps toujours creux,
Plus la peine de penser aux lampadaires de suie
Qui restent allumés dans la monotonie.

08/06/2012

***

La fille rouge sur le skate noir

C’était un soir d’été, comme un autre temps,
Va et vient de la brise sur les joues des enfants,
Dans le village la clarté perdait déjà le devant,
La nuit et le noir devenaient plus importants.
C’était un soir d’été, comme tant d’autres avant.

Le chemin d’asphalte qui s’allongeait éperdument,
Traçait une route brute où se blessaient les enfants,
Dans une vieille voiture passait encore deux amants,
C’était une nuit déjà sombre, comme un autre temps.
Le chemin d’asphalte qui s’allongera encore longtemps.

Il y avait les étoiles, elles brillaient intensément
Dans cette nuit et ce noir, qui effraient les enfants,
Par déjà les maigres roues, qui frappaient inlassablement,
La route qui endure l’avancée, tel un piètre souffrant.
Il y avait les étoiles, elles brillaient faiblement.

Le contraste du rouge, une fille qui va au versant,
De la colline des années qu’elle efface dans le vent,
Sur le skate, le paria, l’unique ami des enfants,
Dans une vieille voiture restaient deux insolents,
Le contraste du rouge qui s’échappe du corps de l’amant.

La fille ignorante, perdue dans le temps insouciant,
Comme tant d’autres avant elle, elle aime compter les ans,
Sur le skate où l’obsidienne contraste avec l’enfant,
Elle continue d’imaginer un lendemain plus plaisant.
Avec un trou dans les reins, le goutte à goutte de son sang.

23/06/2012

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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Sam 23 Juin - 1:53

J'aaaaadore! ( même si j'ai pas tout capté au 2e ... ) mais j'adore le premier *-*
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Jeu 26 Juil - 8:04

L’homme qui se morfond

Par un temps ombrageux, sans pluie ni larme,
Le règne du silence perd son éclat de sagesse,
Et ne parait que piètre, jusqu’à l’infâme,
Alors que ce vieil homme, là, se blesse.

Il rumine, il grogne et se meurt de ses torts,
Il attend l’orage, qui ne viendra jamais,
Sur la côte de tiers éclats, la falaise jusqu’alors
Considérée comme le berceau de la paix.

Il perd pied dans la vase de ses erreurs,
Une chaîne cercle son esprit de ses doutes,
Les vents marins, aux douceurs, se meurent,
Pour laisser la place à d’avides gouttes.

La pluie qu’il perçoit est enfin à ses pieds,
Les nuages sont son deuil, la nuit sa fierté,
L’eau salée qui dévore encore ses mains ridées,
Ronge son cœur et son âme, à la dérobée.

La mer agitée vient lécher la falaise blanchie,
Elle semble s’accrocher à cette onde éphémère,
Et l’homme incongru plonge dans une autre vie,
Jusqu’au levé d’un jour qui se veut amer.

14/07/2012

***

Sur le dos d’un dragon

Sur le dos d’un dragon se trouvait un voleur,
Le synonyme de liberté, l’adjectif de voler,
Un sourire plaqué sur le visage, et non un leurre,
Il paraît porté par la brise obstinée.

Sur le dos d’un dragon se trouvait une femme,
Chasseuse de prime, le regard gris tempête,
Dans ses yeux perçants ne brillait qu’une flamme,
Encore faible espoir pour que tout s’arrête.

Sur le dos d’un dragon se trouvait une guerrière,
Elle semble avoir tout vécu, son corps est couvert
De ces estafilades rouges d’où pisse du sang,
Elle finira par ne plus compter les ans.

Sur le dos d’un dragon se trouvait un assassin,
Un être perdu dans un monde si lointain,
Nourri de sang et de peur, désireux de mort,
Il poussait une plainte que sa douleur dévore.

Sur le dos d’un dragon, vous êtes bien seul à penser.
N’essayer plus de tromper votre destinée.

For Alcro, Eleana and Laurena.
07/07/2012

***

Paroles d’un insensé

Je m’appelle éclat, le fils descendant de la nuit,
D’étranges doutes et de peurs est bâtie ma vie,
Vous êtes, je ne suis pas et ne serai jamais,
De questions inutiles je ne cesse de m’abreuver,
Jusqu’à ce que l’océan zélé finisse assoiffé.

Je suis les nuages qui couvrent le ciel pluvieux,
Je suis un mirage qu’on oublie, je suis belliqueux,
Vous êtes, je ne suis pas et ne serai jamais,
Le temps passe lentement et vit à il était une fois,
Je pense à siffler, j’apeure mon propre trépas.

Je suis froid, impassible, insouciant et cruel,
J’aime vos ignominies, je suis un vice irréel,
Vous êtes, je ne suis pas et ne serai jamais,
La chaleur de vos mains m’est si inconnue,
Je vis de la douceur de votre peau ingénue.

Je suis le vent glacé qui guette vos désillusions,
Je suis froid, mes membres se pétrifient sans émotions,
Vous êtes, je ne suis pas et ne serai jamais,
Le sommeil me fuit sans jamais me rêver,
Je meurs sans songe dans une triste vêprée.

Je suis Zohéir, l’assassin que l’on ignorait,
Vous êtes, je ne suis pas et ne serai jamais,
Mais l’on ne pourra pas oublier ces sonnets,

Mon infortune, mes craintes et ma folie insensée.

Pour ne pas oublier.
23/07/2012

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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Jeu 26 Juil - 8:11

Oh.
C'est ... trop ... MAGNIFIQUE! *-* J'ai surtout adoré le dernier. Tu progresses :3
( c'était la minute critiques super constructives de cow! *bad dam tss* )
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Jeu 26 Juil - 8:32

Mercieuh :3
Sorry, j'ai ri du "bad dam tss", p'tit triangle.

La main à travers le temps

Les doigts tendus tentent de briser la vitre,
Ensanglantés et tordus par des cicatrices,
Les ongles arrachés gisent au sol de spirite,
Et la peau décharnée quitte son interstice.

Les rides tracées, comme au crayon à papier,
Sillonnent les membres hélas parcheminés,
Le malheur des années les atteint en disgrâce,
De poussière et de terre, la peau devient glace.

Parcourue de spasmes, la main se brise,
Sans plainte ni cri, dans un geste dérisoire,
Elle se craquelle de toute part et s’enlise,
Une machette s’abat dans un dernier espoir.

La paume ouverte dans un appel adulé,
Fanatique de ses peines, implore le pardon,
La main tranchée repose sur des désillusions,
Ses veines s’ouvrent, son sang reflète sa naïveté.

26/07/2012

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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Jeu 26 Juil - 8:36

... Omg. J'adore ( pas parce que ..... ça relate de ça hein u_u )
J'aime surtout la dernière strophe... et la troisième .. et la deuxième et la première ...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: •J'ai ouvert les yeux trop vite• Mar 7 Aoû - 21:59

On ne réalise que trop peu

Il était parti, silencieusement, un matin,
Un voyage en Bolivie, pour sa prestance,
On enviait sa vie, qui lui offrait cette chance,
Et qu’avait-il d’autre à penser, que c’était bien ?
On ne réalise que trop peu.

Il était parti, très gaiement, un matin,
Dans un mini bus, tout en décadence,
On enviait sa vie, qui pour lui, avance,
Et les cordes pincées, son banjo à la main.
On ne réalise que trop peu.

Il était parti, douloureusement, un matin,
Les roues meurtries tournent dans leur transe,
On n’enviait plus rien, tout n’est que démence,
Et sa flûte n’aurait jamais plus de refrain.
On ne réalise que trop peu.

Et quand il est parti, silencieusement, un matin,
Nous n’avons pas compris sa brusque absence,
Soudainement la vie pour nous a pris un sens,
Et nous avons pleuré jusqu’au lendemain.
On ne réalise que trop peu.

For Joël. Tu es parti trop vite.
08/08/2012

***

Des lettres dans le sable

Un matin orangé, alors que la brise se lève
Et qu’elle vient lécher les rives de la digue,
La surface de l’eau salée, immobile, rêve
D’un monde où se dilueraient les êtres placides.

Fine est la solitude de cette fille matinale,
Elle caresse le sable de deux doigts délicats,
Et sous ses gestes nait un infini dédale,
De chaudes couleurs et de nuages de soie.

Quelques mots prêchés dans son faible présent,
Des lettres troquées dans ces caresses véloces,
D’infimes peurs et d’immenses sentiments,
Font battre le cœur de cette enfant précoce.

Le soleil s’est levé, et la mer soupire à jamais,
Devant le prénom inscrit dans son seul trésor,
La jeune fille l’a quitté en lui laissant un secret,
Mais les vagues de ses pleurs l’effacent en ténor.

For you, Cow. The sea is my eyes.
07/08/2012

***

Silence du vide

À tâtons, il cherche la poignée dérisoire,
Ouvre un monde maladif en un ultime espoir,
Ses mains crayonnent sur la porte de ses aveux,
Et ses ongles se brisent sur des pardons miteux.
La sortie du chantier vers le puits des déboires.

Les sons se perdent dans ses plaintes amères,
Sa langue fourche ses mots en désirs débonnaires,
Claquements secs de sa mâchoire décharnée,
Pour venir combler la pesanteur des scellées.
L’avenir du mécréant dans les ondes à taire.

Le planisphère s’effrite dans les mains ignorantes,
Le temps les rafistole de désillusions cinglantes,
Alors celui des mots perdus se penche encore,
Et l’avant, derrière lui, met l’arrière au dehors.
Une lucarne poussiéreuse reste sa seule aimante.

Amputé des poignets à tendre vers nos doigts,
Il crache sa peine et se laisse au sol de gravas,
S’abandonnent alors ses doux mots de sage fou,
Ne reste que la muse de ces temps à peine flous.
Le silence de la porte vidée des clous narquois.

06/08/2012

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