Les Nécrosoris au pouvoir, la traque commence
 
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[Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir]

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Liam
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MessageSujet: [Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir] Ven 27 Avr - 14:10

Une ombre, engendrée par le passage d'un cumulus devant le soleil, se propagea lentement sur la grande place circulaire, rongeant un à un les pavés qui la recouvraient. Un vent frais vint s'engouffrer entre les ruelles, caressa et se faufila entre les passants, attelés autour d'un étrange spectacle. Un échafaud avait été dressé là dans la nuit sans que personne ne s'en aperçoive. C'était la première fois que l'on voyait pareil structure synonyme de mort dans Gablod, capitale de la nation des vampires, Satras. Des murmures à la fois inquiets, curieux et excités s'élevaient de la foule compact, amassée autour de lui. Entièrement construit de bois, un corde pendait à l'extrémité d'une poutre, au-dessus de ce qui s'apparentait à une trappe. L'ombre du nuage gagna enfin toute la place, abattant son froid inhabituel en ces beaux jours sur les passants.
Des claquements de sabots contre le sol s'élevèrent non loin de là, atténuant le brouhaha de la foule. Tous se turent immédiatement lorsque trois cheveux noirs comme l'ébène, tirant une calèche grinçante, firent leur entrée. Chaque regard, chaque attention n'était plus dirigée que vers cette scène, à la fois effrayante et stupéfiante.
Le nuage, continuant sa course insouciante dans le ciel d'azur, laissa échapper les rayons du soleil qui vinrent immédiatement s'abattre sur ces nouveaux venus.
Un homme, revêtu d'un long manteau brun, et le visage caché par un grand capuchon, se tenait fièrement à l'arrière de la calèche. La lumière vint l'illuminer de mille feux, faisant de lui le maître de l'attention des lieux. Des murmures d'excitation s'élevèrent, bientôt remplacés par des cris d'horreur.
L'homme empoignait la chevelure grisonnante et poisseuse d'un homme, âgé de la quarantaine environ, l'obligeant à maintenir la tête haute. Son visage était mangé par une barbe crasseuse, ses yeux fatigués soulignés par d'immenses cernes, son corps entier, dénudé à l'instar de ses parties intimes, respirait la pauvreté et la misère. Le mystérieux homme encapuchonné esquissa un sourire dans l'ombre, dévoilant deux étincelante canines propres aux vampires.
La foule se divisa afin de laisser un passage aux chevaux. Ils s'arrêtèrent près de l'échafaud. Deux hommes, qui étaient assis à l'arrière, vêtus d'uniformes stricts de soldats, vinrent menotter le pauvre vieillard et le traînèrent sur le pavé sale. Il voulut marcher, mais la force lui manquait. On le monta tant bien que mal sur l'échafaud, puis on le maintint fermement face au publique devant la corde. Des murmures de consternation s'élevèrent de celui-ci. Le mystérieux homme s'engagea dans le petit escalier qui menait au prisonnier : chacun de ses pas claquaient avec force, faisant de nouveau taire la foule sur le coup. Une prestance émanait de l'inconnu, telle qu'elle captivait l'attention de tous en l'espace d'une seule seconde. Il s'arrêta au côté du vieillard, dont le regard balayait le peuple en quête de soutien, et, lentement, il retira son capuchon.
Cris de surprise.
Au milieu de ce spectacle d'horreur, se tenait un jeune homme âgé de la vingtaine environ. Son visage carré et structuré, ses pommettes hautes, son nez fin et ses yeux d'un noir profond ne firent qu'accentuer sa prestance naturelle. Il était incroyablement beau, mais un détail venait assombrir ce beau tableau.
Une lueur de folie meurtrière, indéniable, brillait dans ses yeux d'ébène.
Dès l'instant où il prit son souffle pour parler d'une voix forte et déterminée, ce fut comme si rien d'autre autour d'eux n'existait.

« - Peuple de Gablod ! Je me prénomme Liam Fire, héritier de Satras et serviteur d'Esephia. Je suis le représentant des Nécrosoris au sein des vampires. Je viens aujourd'hui afin de servir une noble cause, c'est-à-dire, la votre : cet homme que vous voyez là est coupable du plus immonde des crimes qui ait pu exister jusqu'ici. Vous n'êtes pas sans savoir ce qu'il s'est passé dernièrement dans les Terres Oubliées. Des Mages de l'Ombre et de la Lumière ont délibérément invoqués les créatures des Ténèbres, qui ont alors déferlé telle une vague meurtrière dans tout Esephia. Le bilan est lourd mes amis, aussi bien à l'échelle mondiale que national. Un milliard de morts est dénombré jusqu'ici. »

Des chuchotements d'indignation fusèrent, puis quelques cris et sifflements d'encouragements.

« - Les Nécrosoris, Alliance que toutes les autres avaient jugé comme dangereuse et capable de renverser leurs régimes anarchiques, ont ainsi longtemps été considérés comme néfastes. Nous avons donc été contraints d'agir dans l'ombre, tentant de renverser les gouvernements pour vous assurer une vie meilleure. Mais une fois que les Ténèbres ont déferlé sur Esephia, QUI les a arrêtés ? QUI vous a protégés ? Certainement pas ces gens qui se prétendent vos supérieurs ! Ils ont filé, se sont cachés dans des zones sûres pendant que vous autres, citoyens du monde, vous faisiez massacrés ! Et à cause de qui? »

« - Injustice! » hurla un homme en brandissant le poing, accompagné par ses camarades.

Liam esquissa un sourire empreint de perfidie.

« - Exact mes amis, exact ! Les Nécrosoris ont alors agit, au risque de décimer une grande partie de leurs rangs. Nous avons pu arrêter ces forces de l'Ombre et les renvoyer chez elles. Aujourd'hui, alors que les peuples se remettent de ce combat sanglant, il faut sévir ! Qui est à punir, mes amis ? Qui est fautif, qui a engendré la perte de nos familles, de nos amis, des peuples entiers ? »

« - Les Mages de l'Ombre et de la Lumière ! » s'écria la foule avec force.

Liam acquiesça d'un léger hochement de tête et, lentement, il contourna le vieillard qui s'affaiblissait à vue d’œil. Il s'arrêta à sa gauche et braqua sur lui un doigt accusateur.

« - CET homme est coupable. Hurla-t-il. Cet homme a commis un crime contre l'humanité. Il a hébergé et caché des Élémentaires de Lumière alors que ceux-ci étaient coupables. Cet homme a donc contribué à l'extermination du monde. Et quel est le prix à payer ? »

« - La mort ! » hurlèrent-ils en chœur.

Liam s'empara de la corde, la passa autour du cou du prisonnier et s'éloigna avec les deux gardes. L'un d'eux descendit et posa sa main sur un système de rouages, destiné à ouvrir la trappe.

«  - C'est la mort ! » hurla Liam tandis qu'au même instant, le sol se dérobait sous les pieds du vieil homme.

Ses jambes s'agitèrent dans le vide, ses yeux convulsèrent, son cœur entier était secoué de violents tremblements. Son visage devint livide au fur et à mesure que le sang ne passait plus. Certains passants se détournèrent, écœurés par cet abominable spectacle ; d'autres gardèrent les yeux rivés sur lui, les sourcils arqués, le désir de mort luisant dans leurs yeux.
Liam observa chacun de ces regards où s'allumaient, un à un, cette flamme de folie meurtrière qu'il avait réussi à semer avec une aisance déconcertante.
Après de longues minutes d'agonie, le regard vitreux du prisonnier revêtit le voile singulier de la mort. La foule se tut, avant d'applaudir en poussant des cris de joie. Liam écoutait ces abonnies, les sentaient entrer lui tels des serpents venant implanter leur poison dans son sang. Il se nourrissait de la haine des autres afin d’amplifier la sienne. Il ferma les yeux, respira ce parfum de mort et éclata d'un rire sinistre.
Le règne des Nécrosoris approchait à grands pas...


~*~



Le soleil enrôlait dans ses chauds rayons tous les bois et falaises environnant la Mer Centrale. Aucun nuage ne parcourait le ciel se jour-là ; seules quelques mouettes planaient dans les cieux, goûtant à cet air de liberté et aux effluves marines qui leur étaient si chers.
Liam secoua les cheveux et soupira avant de s'avancer sur le sable. L'eau dégoulinait sur son corps nu et bronzé. Il s’empara de ses vêtements qu'il avait délaissé en un vulgaire tas sur un rocher et les enfila rapidement.
Trois jours qu'il traquait sans relâche, trois jours qu'il écumait chaque Nation à la recherche de potentiels Mages d'Ombre ou de Lumière, et pas une seule prise. Le délicieux goût de la mise à mort qui lui avait été donné cinq jours plutôt lui devenait trop lointain : il avait besoin de tuer, un besoin qu'il avait ressentit depuis le plus jeune âge pour se sentir bien. D'un geste rageur, il envoya valser un caillou et borda les flots, rongeant peu à peu le littoral.
Tuer, tuer, tuer.
C'en était devenu une obsession, un besoin vital. Tuer non pas pour se nourrir, comme le font tous ces vampires. Tuer pour assouvir ses soifs de pouvoir et de domination, tuer pour aspirer au rang de Dieu. Tuer, encore et toujours.
Alors qu'il marchait d'un pas lent en direction des falaises, une sensation désagréable fit irruption. Il se retourna vivement, persuadé qu'on le suivait.
Mais il n'y avait rien. Le sable, la mer, l'horizon, et lui.
Liam leva les yeux au ciel en jurant, se trouvant ridicule. Il se hâta de rejoindre ces monstres de roches noires s'avançant dans la mer. Une fois à son pied, il analysa rapidement les propriétés de la roche, le chemin qu'il pouvait suivre, la hauteur et jusqu'à même la vitesse et le sens du vent. Une fois sûre de lui, il mit un pied sur une imperfection qui lui aurait servie d’appuis.
Un froissement, imperceptible, inaudible.
Inexistant aux oreilles d'un être normal.
Liam fit volte-face, tous les sens en alerte.
Sauf que Liam Fire n'était pas un être normal. C'était un vampire, façonné dans l'idée de tuer pour survivre.

« - Qui est là ? Montrez-vous ! » cracha-t-il avec rage, sa main prête à s’emparer du long couteau à la lame aiguisée qu'il cachait sous sa ceinture.


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Dernière édition par Liam le Sam 28 Avr - 10:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir] Sam 28 Avr - 8:58

    Les gouttes de sang tombaient au sol en de petits Plop sonores. Une flaque vermeille s’était créée au pied de l’arbre, inondant le sol de la clairière du liquide vital luisant dans l’obscurité. La nuit était bien entamée et le jour ne tarderait pas à se lever. Loin à l’horizon dissimulé par l’imposante parure des arbres centenaires, les premiers rayons d’or illuminaient le ciel d’une teinte rosée. Une feuille morte quitta le confort de sa branche et virevolta gracieusement jusqu’au sol, atterrissant dans le sang rouge. Zohéir était adossé à un arbre, juste en face, assit contre le tronc dur. Entre ses lèvres se trouvait une cigarette qui fumait légèrement et dont les cendres tombaient en un rythme calculé. Le jeune elfe observait d’un regard vague le cadavre devant lui, crucifié sur un magnifique et imposant pin. Dans la main du misanthrope reposait son poignard, ensanglanté. Zohéir appréciait plus que tout le contact avec la garde froide, cela le rassurait.

    L’homme assassiné contre l’arbre devant lui était son œuvre. La sienne, rien qu’à lui. C’était son meurtre. Son art. Dans les mains et les pieds du cadavre se trouvaient des pieux en métal qui avaient servis pour crucifié la victime au tronc. Son torse avait été lacéré sur les côtés de haut en bas, mais de façon à ne pas être mortel. Zohéir avait ensuite répandu du sel sur les plaies pour les empêcher de cicatriser. Cela faisait maintenant une heure et demi que ce pauvre homme agonisait là. Il venait tout juste de laisser échapper son dernier soupir en un râle de douleur. Le misanthrope observait la scène depuis le début sans jamais s’en lasser. Déjà fini ? Peuh. Le jeu s’était terminé trop vite. D’un geste rapide et vif, Zohéir envoya son poignard sur le corps de sa victime et l’arme se ficha juste entre les deux yeux du crucifié. Le sang gicla une dernière fois. L’étincelle de douleur dans les yeux de l’homme s’était définitivement éteinte. La vie avait lentement quitté son corps et s’échappait maintenant vers le soleil levant.

    Zohéir se releva péniblement et épousseta sa chemise de la poussière téméraire qui s’était installée. Puis d’un pas las, il vint récupérer sa dague toujours fichée dans le front de sa victime. Il l’essuya négligemment sur ses vêtements et la range dans son fourreau, à sa ceinture. Tivnia. Depuis sa rencontre avec la jeune Filante et élémentaire de vent Eleana, le misanthrope appréciait beaucoup cet endroit. Il y venait souvent, parfois pour des meurtres, parfois inutilement. Juste pour écouter la nuit. Mais il ne pouvait jamais rester bien longtemps ici. Depuis le meurtre des deux Filantes le jour de sa rencontre avec Eleana, il était recherché par l’Alliance Luminea. Donc il tachait de se faire un minimum prudent. Non pas qu’il avait une quelconque crainte des Filantes, mais il ne tenait pas attirer l’attention sur lui. Il détestait être le centre de quelque chose, même s’il s’agissait d’une traque. Lui, il était toujours en retrait, dans toutes les situations. Il ne voyait pas pourquoi cela devait changer. Il appréciait fortement être mis à l’écart. C’était sa nature.

    Le jeune elfe dévisagea une dernière fois le cadavre de l’homme sanguinolent. Il ne savait pas pourquoi il l’avait tué. En réalité, lors de ses meurtres, il ne savait jamais. Parfois il le faisait pas ennui, d’autres fois pour des missions, rarement pour de l’argent ou de la nourriture. Zohéir s’apprêta à tourner les talons et à quitter Tivnia avant que le jour ne se lève complètement lorsqu’un étrange objet attira son attention. Il dépassait très légèrement de la chemise de l’homme crucifié. Le misanthrope s’approche et s’en saisit. Il s’agissait en réalité d’une carte postale représentant une mer d’un magnifique bleu et aux falaises la bordant en partie. La Mer Centrale. Zohéir détailla la carte durant de longues minutes et finit par la fourre dans sa poche. Une petite balade dans l’air marin lui disait bien. Et la Mer Centrale lui semblait une bonne destination pour se changer un peu les idées.

    †††
    Le voyage, fut-il rapide, permit à Zohéir à se poser de nombreuses questions. La nuit était la seule spectatrice de ses pas et le jour ignorait le jeune elfe tapis quelque part, dans un recoin perdu où personne ne pouvait le voir. Où personne ne pouvait le dévisager en le montrant du doigt, outré. Là où il se sentait serein et calme, posé et impassible telle une statue de marbre. Tout d’abord, Zohéir se demanda ce qui l’avait réellement poussé à se rendre à la Mer Centrale. Peut-être la beauté, ou alors l’envie d’écouter les vents marins et les mouettes criardes. Le besoin incontournable de découvrir, d’appréhender le monde qui l’entourait. Comme un enfant trop curieux aux yeux écarquillés devant les mystères de la vie. Il y avait toujours le grand sage pour montrer du doigt la vie et dire simplement : « Tu vois, c’est un papillon. Il ne vit qu’une journée mais garde en lui tous les mystères de centaines d’années de recherches. » C’était cela qu’il manquait à Zohéir, ce vieux philosophe là pour expliquer, non pour critiquer.

    Un soir où l’air était plutôt frai, le misanthrope traçait encore sa route sur les chemins désertés, les mains dans les poches et la cigarette à la bouche. Cette dernière se consumait a vu d’œil. Quelle impatiente. Le vent du soir était chargé de sel, le jeune elfe approchait à grands pas de sa destination. Il se sentait proche de la mer, il pouvait presque percevoir le bruissement incessant des rouleaux des vagues et discerner l’étendue bleue à l’horizon. Zohéir avait étrangement hâte de se trouver près de l’eau. L’envie de plonger ses mains dans ce liquide fuyant lui était devenue une obsession depuis qu’il avait récupéré cette piteuse carte postale. Il la gardait toujours dans un coin bien caché de sa chemise et l’observait tout le jour, avant de reprendre sa route le soir venu. Elle était le seul objet que le misanthrope daignait bien emporter avec lui lors de ses voyages, avec la montre à gousset. Zohéir finit par stopper sa marche. À l’horizon, le soleil se levait lentement en colorant le ciel d’une magnifique et imparable teinte rosée. Et à une courte distance de l’assassin, une immense et scintillante étendue d’eau bleue se dressait-là, de toute son immensité. Il était arrivé. Un sourire désabusé souleva faiblement la commissure de ses lèvres.

    Zohéir gravit une pente douce et parvint jusqu’au sommet d’un petit rocher qui surplombait une plage de galets et de sable blanc. De là où il était, le misanthrope avait une vue imprenable sur toutes la mer et la baie. À un kilomètre de là, perdu au sommet des falaises, se trouvait un petit village côtier encore endormi à l’heure si matinale. Zohéir leva les yeux au ciel et aperçut enfin les mouettes si caractéristiques du lieu. La sérénité émanant de cet endroit le déstabilisait et le hantait en même temps. Il aimait beaucoup cette sensation de dénouement certain avec la nature environnante. Ne manquait plus qu’un peu de musique pour clore ce tableau idyllique. Le misanthrope n’appréciait pas le monde à sa juste valeur, il le trouvait imparfait et inutile. Mais la beauté des paysages et des lieux était bien la seule chose qu’il trouvait de respectable sur cette terre malsaine.

    Zohéir se souvint soudainement de son premier voyage à la plage. C’était il n’y a pas si longtemps que cela, alors qu’il était encore à Assrah. Il avait assassiné à Stersa, un village côtier, deux personnes et rencontré un étrange personnage, animux serpent. Là, il avait découvert pour la première fois la mer. Et aujourd’hui, il ne se sentait toujours pas lassé de cette vaste étendue qui semble infinie au regard. Assit sur le bord du rocher, les jambes dans le vide, le regard perdu au loin, Zohéir contemplait l’eau limpide. Lorsqu’il était jeune, le misanthrope aimait observer ce liquide miroitant du haut de la cabane de taules dans la forêt. Mais maintenant, il se satisferait bien mieux d’un petit meurtre occasionnel. Le jeune elfe se releva et plissa les yeux, la main en civière en cherchant du regard une potentielle personne égarée avec qui Zohéir pourrait s’amuser -les esprits tordus, houst.

    Ses yeux détaillèrent l’horizon avant de se poser sur un jeune homme sortant de l’eau, un peu plus en contrebas. L’assassin se plaqua contre le rocher, de peur d’avoir été repéré. Mais d’après le froissement si significatif des vêtements renfilé, l’inconnu ne semblait pas l’avoir remarqué. Prudemment, Zohéir passa les yeux au-dessus du rocher et dévisagea le jeune homme musclé qui renfilait son tee-shirt avant de s’approcher dangereusement de sa cachette. L’inconnu possédait des cheveux noirs et courts, et le misanthrope réussit à apercevoir durant un dixième de secondes les canines proéminentes des vampires. Un buveur de sang, intéressant. Zohéir ne quitta pas des yeux sa nouvelle proie qui se dirigeait tout droit vers le rocher où il était caché. Mais alors qu’il n’était plus qu’à deux petits mètres, le jeune elfe se pencha un peu plus et sentit la carte postale glissa de sa poche. Il la rattrapa de justesse au moment même où l’inconnu levait les yeux vers lui. Le misanthrope se plaqua de nouveau contre la roche et retint sa respiration tout en dégainant son poignard au passage, silencieusement.

    - Qui est là ? Montrez-vous ! cracha le jeune homme avec rage.

    Mais bien entendu, il oublia de lever les yeux au ciel. Zohéir eut un sourire malveillant. Il avait des envies ludiques ces temps-ci, pourquoi ne pas profiter de la situation ? D’un geste imperceptible, le jeune elfe tendit la carte au-dessus du vide sans que l’inconnu ne s’en rende compte et la lâcha au-dessus de la tête de ce dernier. Le bout de papier cartonné tomba pile devant les pieds du jeune homme qui dévisagea la carte postale avant de lever les yeux. Mais il était trop tard, Zohéir lui avait déjà sauté dessus. Poignard dégainé.

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Il y a à peine un instant, on m'a regardé pour toujours.
On n’est pas misanthrope pour rien, ni philanthrope pour les autres.
I'm Bro. The only Bro.




ZagZag, Cow.


Dernière édition par Zohéir X'enlil le Sam 26 Mai - 5:52, édité 2 fois
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Liam
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MessageSujet: Re: [Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir] Sam 28 Avr - 12:10

Une carte.
Morceau de papier, comportant d'un côté un paysage s'apparentant à la mer, de l'autre, des écrits aux courbes de manuscrits. Une simple carte postale, sortant de nulle part et virevoltant sous les yeux stupéfaits de Liam. Il la regarda terminer sa course à ses pieds et se poser avec douceur sur les grains de sable fins. Que signifiait toute cette mascarade ? Une vulgaire carte, responsable de tout ce stress ?!
Tout à coup, il comprit qu'elle n'était qu'un leurre, destinée à détourner son attention. Mais il était déjà trop tard.
Avant même qu'il n'ait pu redresser la tête, il se jeta sur le côté en une roulade parfaite. A quelques centimètres de là, une lame avait fendu l'air, sifflant dans le vent. Le jeune vampire s'était relevé d'un bond, avec dégainé sa dague et n'avait même pas pris le temps d'examiner son adversaire. Il poussa un hurlement de rage et se précipita vers ce qui devait être un elfe, en raison de ses longues oreilles. Le combat se déroula en une poignée de minutes, rapide et sanglant aux yeux d'un spectateur, mais au goût d'éternités pour les deux combattants.
Liam tranchait l'air de son poignard à la lame aiguisée, bondissait sur les côtés afin d'éviter des coups qui, à chaque fois, aurait pu lui être mortels. Toutes pensées et émotions l'avaient quitté.
Il n'était plus un vampire. Il était devenu une machine à tuée, ne pouvant désormais plus se détourner de la tâche qu'on lui avait imposée sans mourir. Tuer, tuer, tuer. Obsession qui, étrangement, semblait également animer les mouvements fluides et d'une extrême précision du mystérieux inconnu.
Liam para un coup, tenta un coup de pied en plein dans le plexus solaire de l'elfe, ne trouva que du vide et dû immédiatement se remettre en mouvements.
Tuer, tuer, tuer.
Liam avait suivi un entraînement intensif depuis qu'il était entré dans les rangs des Nécrosoris. De principes déjà bien sombres, on n'avait pas seulement agis sur ceux-ci et fait de lui un bon mercenaire des ténèbres. Non. On avait glacé son cœur déjà froid, on l'avait gorgé d'un désir de tuer des plus perfides. On l'avait soumit aux pires tortures, on l'avait dénué de sentiments.
On lui avait aussi bien arraché son cœur et son âme, pour n'en faire plus qu'un vulgaire pantin dont on tirait les ficelles.
Tuer, tuer, tuer.
Pantin remplit d'ambitions, cherchant à devenir humain, à s'approprier le pouvoir. Dans l'ombre, Liam grandit, se renforce. Mais en attendant, il exécute les ordres et s’introduire tel un poison dans les rangs des Nécrosoris. Après tout, tous ses membres n'étaient là que pour un but qui leur était propre mais néanmoins commun : dominer le monde, et faire régner dans tout Esephia une terreur sans précédent.
Tuer, tuer, tuer.
A mesure que leur combat s'éterniser, la fatigue gagnait le jeune Nécrosoris. Enfin, il réussit à toucher son adversaire. Il faillit esquisser un sourire de triomphe. Faillit.
Sa semi-joie retomba aussitôt dès qu'il constata l’ampleur des dégâts, qui ne se résumaient qu'à une manche déchirée et à une égratignure qui ne déstabilisa pas le moins du monde l'elfe. Bien au contraire.
Liam jura intérieurement. Trop tard. Il avait relâché son attention, une fraction de seconde seulement. Suffisante pour laisser le temps à l'elfe qui asséna un violent coup de couteau au niveau de son bassin. Le vampire hurla de rage, bondit sur le côté.
Silence.
Plus aucun d'eux ne bougeaient, haletants. Le jeune homme, une main sur sa profonde entaille d'où s'écoulait abondamment du sang, planta son regard de nuit dans celui de l'elfe.
Tuer, tuer, tuer.
Liam y lit le même désir, la même obsession. Inscrite au plus profond de lui, besoin vital à sa survie. Son cœur ne semblait pas aussi noir que le sien, mais son passé et son âme, déchus à tout jamais. Qui était-il ? Un rebelle, cherchant à anéantir les Nécrosoris ? Une ancienne connaissance de son passé, venu dans l'unique but de se venger ? Son visage ne lui disait rien mais, pourtant, il lui semblait étrangement familier, en raison de ce désir ultime de faire couler le sang … Le temps semblait suspendu, seuls les vagues se fracassant contre le sable venaient briser cet instant. Lentement, Liam se redressa et posa une question, une seule, à laquelle il pensait avoir une réponse.

« - Qui es-tu ? »

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Zohéir X'enlil
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MessageSujet: Re: [Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir] Dim 29 Avr - 0:35

    L’inconnu évita de justesse l’attaque de Zohéir en se jetant sur le côté. Zut. Il était rapide. Le jeune elfe l’avait sous-estimé en pensant n’avoir aucun mal à le tuer. Bon, ce n’était pas si grave, cela pigmenterait un peu l’action. Le jeune elfe eut un faible sourire sadique en imaginant maintes possibilités de tuer le nouveau venu. Il avait envie de tester quelque chose d’insolite, quelque chose qu’il n’avait encore jamais essayé et qui le divertirait assez pour la journée. Hum, réfléchissons. Crucifié les gens était très amusant et sur longue durée. Mais Zohéir aurait apprécié quelque chose d’encore plus nouveau. Il y avait bien quelque chose qu’il n’avait encore jamais testé : planté un couteau recourbé dans le ventre de l’ennemi et ressortir les intestins. Nouveau sourire sadique. La victime mettait alors en moyenne une journée entière avant de mourir définitivement. Intéressant.

    Zohéir fut coupé dans le fil de ses pensées par le jeune homme, qui s’était rapidement relevé et s’élançait sur lui, dague levée. Le misanthrope esquiva le premier coup en se penchant en arrière puis le combat commença vraiment. Douche froide. L’assassin fut incroyablement surpris par la rapidité de mouvements et les attaques calculées de son assaillant. Si bien que les premières secondes se résumèrent à une danse mortelle. Le monde ne semblait plus exister autour des deux duellistes. Ne restait que le sifflement des lames dans l’air matinal et le crissement des armes s’entrechoquant avec violence. Zohéir parait les coups avec aisance, usant de sa rapidité naturelle d’elfe. Mais à son plus grand désarroi, l’inconnu faisait de même et les attaques du jeune elfe n’atteignaient jamais sa cible. Malgré tout, le misanthrope s’amusait beaucoup. Il était étrangement confiant et serein, profitant de chaque seconde de combat pour se divertir. Même s’il avait dû mourir aujourd’hui, il aurait pourtant trouvé un certain jeu dans ce duel.

    Au fur et à mesure que le combat dévorait avidement les secondes, Zohéir sentait son ennemi s’affaiblir petit à petit. Peut-être plus endurant, le jeune elfe ne tarderait pas aussi à se fatiguer. Le soleil était maintenant complètement levé et restait le seul spectateur de ce combat énergique et mortel. Quel jeu dangereux. Finalement, alors que Zohéir se demandait mentalement comment un si jeune adversaire pouvait lui tenir tête si longtemps, ce dernier réussit une feinte bien placée et le blessa au bras. Le misanthrope serra les dents en attendant la douleur vive qui était sensée le lancer prochainement à son bras. Sensée. Car rien ne vint. Zohéir ne s’attarda pas sur ce détail, préférant y laisser sur le compte d’une simple égratignure, il frappa à son tour son ennemi. Son attaque atteignit sa cible de plein fouet et lui lacéra le flanc. Puis le misanthrope décocha un vif direct au jeune homme qui tomba à la renverse. Une fois au sol, Zohéir le menaça de sa dague sans le quitter des yeux.

    Gagné. Le jeu était fini. Sans se vanter, l’assassin était fier de lui, pour une fois. L’inconnu qu’il venait de battre était en réalité un adversaire redoutable. Où avait-il bien pu apprendre à manier aussi aisément les armes ? Pas dans une simple académie de guerriers, c’en était certain. Mais où dans ce cas ? Zohéir s’autorisa à jeter un bref coup d’œil à la blessure à son bras. Ce n’était effectivement qu’une petite égratignure qui n’avait pas fait couler beaucoup de sang, juste déchiré sa manche. Le jeune elfe reporta son attention sur l’inconnu qui se releva avec peine. La plaie à sa hanche saignait abondamment et son sang venait glisser sur le sable et les galets, colorant de rouge une coquille de coquillage aux traits harmonieux. Zohéir ne quittait pas des yeux son ennemi. Il savait que le combat était fini mais restait toujours sur ses gardes. On ne savait jamais, au cas où l’autre tentait une dernière attaque désespérée malgré sa blessure. Le misanthrope aurait très bien pu l’achever de suite, sans trop se poser de questions. Mais il avait envie de s’amuser, et que cela dure longtemps. Alors il laissa le jeune homme prendre la parole :

    - Qui es-tu ?

    Comme tous ceux qui posaient cette question insensée, l’inconnu semblait attendre une réponse. Zohéir pensa tout d’abord à garder le silence, comme il le faisait si bien depuis tant d’années. Mais l’idée que ce jeune homme allait de toute façon mourir lui fit renoncer à garder le mystère plus longtemps. Il voulait que son ennemi garde bien à l’esprit son nom, jusqu’à sa mort. Qu’il emmène l’identité de son tueur au ciel. Le misanthrope, sans quitter des yeux son assaillant, s’approcha de la paroi du rocher et passa les doigts sur sa fine blessure. Elle suffit à colorer sa main de sang et avec ce dernier, l’assassin écrivit sur la roche ce simple et unique mot : « Zohéir ».

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Dernière édition par Zohéir X'enlil le Sam 26 Mai - 5:51, édité 2 fois
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Liam
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MessageSujet: Re: [Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir] Dim 29 Avr - 9:44

Un vent souffla entre eux, chargé des milles émotions qu'éprouvaient l'elfe en cet instant, milles émotions que Liam, dénué de cœur, ne réussit pas à interpréter. Son obsession de tuer avait muté, désormais guideé par une curiosité et une envie qui le consumait lentement : connaître l'identité de cet étranger, et s'appropriait son incroyable force …
Le jeune vampire ne décrocha pas son regard de l'elfe, malgré la douleur qui lui meurtrissait les flancs. Il ferma quelques secondes les yeux, inspira, expira.
Braqua son regard plus noir que les ténèbres, et plus froid que la glace sur l'horizon. Ne jamais fléchir, ne jamais plier. Rester droit, même au prix d'un ultime effort. Rester droit devant les difficultés, rester droit jusque devant la mort, si il le fallait. Garder sa dignité et sa fierté, à tout prix.

Lentement, son assaillant, que cette froideur et distance n'avaient pas quittées, passa ses longs doigts fins sur sa légère blessure. Liam serra la mâchoire et pesta intérieurement, se jurant de tous les noms, se maudit à jamais. Il se trouvait faible de n'avoir pu le toucher que si peu, et flancher sous la puissance d'un adversaire était l'une des pires punitions que l'on pouvait lui infliger. L'elfe s'accroupit et, sous le regard surprit du vampire qui se relevait péniblement, traça des symboles sur une pierre grise avec son sang. Une fois terminé, il leva les yeux vers Liam, et celui-ci comprit immédiatement où il voulait en venir.
Il ne parlait pas, jamais. Intéressant.
Liam s'approcha, sans toutefois garder une main sur la garde de son couteau et ne relâcha pas une seule seconde son attention. Une fois, pas deux.
« Zohéir. »
Qu'est-ce que cela signifiait ? Etait-ce là le prénom de cet homme ? Le jeune Nécrosoris eut beau fouiller les tréfonds de sa mémoire sans relâche, il ne trouva aucune trace d'un tel nom.
Zohéir.
Un nom peu commun, un nom qui, il l'espérait, ne serait qu'un vulgaire caillou n'étant en rien un obstacle au cours d'eau qu'était sa vie. Un nom qu'il oublierait bien vite, rejoignant l'immense montagne érigée des noms de tous ces individus qu'il avait pu tuer au cours de sa vie. Pourtant, Liam avait un mauvais pressentiment. Il ne savait pourquoi mais cet elfe semblait plus puissant qu'il ne le pensait, surtout en ce qui concernait dévier le cours de sa vie …
Soudain, une odeur alléchante, celle d'un cerf sûrement, lui parvint et lui mit l'eau à la bouche. La lisière des bois n'était pas très bois, et voilà des lustres qu'il n'avait pas eu l'occasion de chasser … Il chassa sa fin, décidant qu'il n'aurait pas faim, et se concentra sur son ennemi.

« - Dis-moi, que me veux-tu ? »

Liam redoutait qu'il n'appartienne à un groupe de résistance, un de ceux qui avait réussi à massacrer l'un des plus hauts gradés des Nécrosoris quelques semaines plus tôt. Si c'était le cas, il lui faudrait user de la carte du mensonge...
… Et le mensonge était l'une des pratiques favorites du jeune vampire.

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Zohéir X'enlil
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MessageSujet: Re: [Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir] Lun 30 Avr - 8:05

    Soudainement, Zohéir n’eut plus du tout envie de jouer. Son amusement venait de s’estomper comme l’on efface si facilement le sourire du visage d’un enfant. L’attractivité de la situation lui échappait désormais. Il venait de battre ce jeune homme en duel, oui. Et alors ? Cette question le déstabilisa. Il se retint de justesse de reculer d’un pas. Trop de sensations se bousculaient en lui. De l’incompréhension, de l’ennui, de la monotonie. Et plus que tout, de la curiosité. Ah non, un dernier sentiment restait en retrait dans son esprit, et ce, depuis qu’il avait rencontré Eleana. Mais le jeune elfe n’arrivait pas à mettre un nom sur cette sensation nouvelle. Il l’appréciait, en tous les cas, c’était déjà ça. Malgré tout, Zohéir ne put s’empêcher de changer d’expression de visage et prit un certain recul sur la situation. En réalité, il venait de comprendre pourquoi il n’avait toujours pas tué son ennemi. La curiosité l’avait envahi et le poussait à savoir où et comment cet homme avait appris à se battre de la sorte. Le misanthrope dévisagea l’inconnu dont il ne connaissait toujours pas le prénom. Son regard était si pesant qu’il avait l’air de dénicher tous les secrets tapis au fond de l’âme de son ennemi. Cela n’avait plus rien d’un jeu.

    L’inconnu s’était relevé et dévisageait le nom de Zohéir que ce dernier avait inscrit sur la roche quelques secondes plus tôt. Mais le jeune elfe n’observait plus son nouvel ennemi. Son regard c’était perdu dans le vide, tout d’abord fixé sur les vagues venant s’écraser sur la plage. Il ne quitta pas des yeux ce cycle incessant de l’eau venant heurter les galets et le sable et tenter vainement de ramener vers le large ce trésor. Ou essayant inutilement de s’accrocher à quelque chose pour ne pas déraper et tomber dans le vide. Comme Zohéir. Sauf qu’aujourd’hui, la seule et unique chose à laquelle il pouvait encore se retenir était cette sensation insolite nichée au fin fond de son sombre esprit. Et, par un mauvais pressentiment, il avait l’impression que ce sentiment plutôt positif -oui, même vraiment positif- allait le quitter d’un instant à l’autre, dans les jours qui allaient suivre, et ne laisser de son passage que désespoir et désillusion. Ses doigts se crispèrent sous cette pensée.

    - Dis-moi, que me veux-tu ? demanda finalement le jeune homme.

    Claque. Retour à la réalité. Cette question eut l’effet d’une douche froide sur Zohéir. Tiens, perdu dans ses pensées contradictoires, il en avait même oublié la présence de son nouvel ennemi. Le jeune elfe planta son regard glacé sur l’homme. Que lui voulait-il ? Le misanthrope ne savait pas. Il ne l’avait jamais su. Lorsqu’il tuait, c’était plus par nécessité et plaisir que par besoin. C’était comme si commettre des meurtres faisait partie de sa vie de tous les jours, si bien qu’il n’arrivait plus à s’en passer. De toute façon, l’assassin ne savait faire que ça de ses mains, autant en profiter. Zohéir en aurait soupiré. Mais il se contenu. Pas besoin de sembler encore plus louche, il l’était bien assez comme cela. Et si c’était cela son rôle à jouer ? Et si, au-dessus du solitaire mystérieux, il était le louche incompris ? Puis d’un air froid, pour ne pas dire glacial, les gestes précis, Zohéir inscrivit de nouveau sur le sol : « Pas du bien. » Oui, cela reflétait assez bien ce qu’il lui voulait. Sa folie le menait à tuer, mais cela, il ne pourrait jamais, et ne voulait jamais, en parler. C’était son secret, c’était son erreur. C’était lui.

    Maintenant que le jeu avait pris fin, le misanthrope ne savait plus du tout quoi faire. Il ne se sentait pas démuni, mais presque. À vrai dire, si on l’empêchait de tuer, il n’avait plus d’autre issue. Une fois de plus, il dévisagea son ennemi d’un air dur, conscient de pouvoir le tuer à tout instant. C’était bien la meilleure des choses à faire, techniquement parlant. Mais Zohéir hésitait encore, sa curiosité éveillait en lui ce besoin incessant de savoir qui était son assaillant. Alors sur le sol, il inscrit en lettre maladroite ce seul et unique mot : « Pourquoi ? » Cela signifiait rien et en même temps tout. C’était compliqué. Mais de toute façon, le jeune elfe n’avait jamais été simple à comprendre, et ce n’était pas aujourd’hui que cela allait changer.

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Liam
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MessageSujet: Re: [Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir] Sam 30 Juin - 12:12

« Pas du bien »
Liam sourit. « Pas du bien » cette réponse lui convenait parfaitement. Le bien n'avait jamais été une notion évidente pour lui. Ni le mal, d'ailleurs. Seul le plaisir guidait ses pensées, et non pas ce concept qu'il jugeait de totalement idiot de bien ou de mal. Torturer pour sourire, tuer pour rire, réduire à néant toute forme de vie susceptible de ne serait-ce que le gêner un tout petit peu, pour le distraire. Parfois même, Liam était masochiste. Ses bras striés de cicatrices étaient les témoins de pulsions agressives et suicidaires. Faire souffrir et, surtout, souffrir soit-même, était une source de satisfaction inépuisable pour la jeune vampire. Son esprit totalement tordu le pousser à se jeter dans des situations des plus infernables, à se confronter parfois à des hommes bien plus forts que lui, juste pour ressentir ce doux sentiment qu'est la souffrance.
Alors « Pas du bien » était synonyme du parfait opposé pour lui.
L'inconnu traça un nouveau mot sur le sable. « Pourquoi? »

Pourquoi quoi?
Pourquoi voulait-il savoir ce que ce dernier lui voulait?
Pourquoi voulait-il seulement savoir quel massacre serait rattaché à la réponse qu'il aurait voulu qu'on lui donne? Torture pour celui qui voulait le dépouiller, décapitage pour celui qui tentait de le tuer?
Pourquoi avait-il ce drôle de creux dans le ventre depuis qu'il l'avait rencontré?
Et enfin, pourquoi ses dons accordés par les ténèbres eux-mêmes depuis qu'il était monté Nécrosoris s'activaient ainsi en lui avec tant de violence?

Ses yeux se colorèrent de sang, tandis que l'évidence le frappait. Il l'avait su, dès l'instant où il l'avait vu : il l'avait toujours su. Simplement, ses idées tortionnaires l'avaient empêché de s'épancher plus amplement là-dessus.

« - Je me demandais simplement si c'était une tentative pure et simple d'un élémentaire de l'Ombre, ou de la pure inconscience. » dit-il tout simplement, avant que de sombres filets s'échappent de ses mains et viennent en se tortillant vers l'elfe.

Un nouveau sourire sadique étira les lèvres de Liam. La partie était terminée pour son ennemi, quoiqu'il fasse, quoiqu'il tente, il était perdu.

[ c'était le rp le plus nul de tout l'univers RIP Sad .... mais au moins après j't'embarque pour cette FOUTUE MISE A MORT BON DIOU! ]

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Zohéir X'enlil
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MessageSujet: Re: [Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir] Lun 2 Juil - 7:56

End, je ne répondrai pas.

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MessageSujet: Re: [Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir]

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[Fini] « On ne joue pas avec le feu! » [PV Zohéir]

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