Les Nécrosoris au pouvoir, la traque commence
 
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Le grand départ [PV Nunnally Hashita]

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Métis Schtujka
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MessageSujet: Le grand départ [PV Nunnally Hashita] Mar 1 Mai - 6:07


Le grand départ. Enfin Métis pouvait remettre les compteurs à zéro. Enfin, c’est ce qu’elle prétendait auprès des autres. Dans la réalité, elle cherchait à se rendre utile. A qui, à quoi ? Elle voulait être utile aux nombres premiers, maîtres de l’équilibre, de la fondation de ce monde. Et ils étaient en danger. Non pas que des nombres puissent risquer leur peau. C’était plutôt leur création, ce monde, qui était en danger.

*

* *

A la mort de ses parents, Métis n’avait ressenti aucune émotion particulière. Une pointe de jalousie peut-être ? Ils allaient revoir son grand-père et rencontrer le Mathématicien ainsi que, peut-être, obtenir des réponses à des questions qu’ils ne s’étaient jamais posé alors qu’elles avaient et allaient tourmenter la jeune fille toute sa vie, à moins qu’elle ne trouve les réponses, ce qui était très peu probable. Elle les avait enterrés dans la maison qu’ils avaient achetée pour leur retraite, qui devait commencer une semaine après la découverte des cadavres. Aux vues de la scène, il était fort probable que la mère de la jeune humaine soit morte d’une cause naturelle et que le père ait décidé de ne pas lui survivre.

Deux jours après cet incident qui n’avait rien changé de majeur dans la vie de Métis en survint un autre qui lui, changea profondément le quotidien de la jeune fille : la prise de pouvoir par les Nécrosoris. L’humaine avait eu vent des changements à venir, et lors du vote, malgré ses convictions, elle adopta le nouveau gouvernement. En façade seulement car elle était complétement contre les principes des nouveaux dirigeants. Tous les soirs, pour calmer sa conscience, elle se répétait, cherchant le sommeil : « Se rendre aujourd’hui pour mieux se battre demain ». Car elle était consciente que si elle s’était exprimée ouvertement, elle ne serait plus de ce monde en ce jour et ne pourrait plus se battre. Elle décida de la marche qu’elle allait suivre en voyant des affiches d’une probable résistance ; elle allait aider la résistance afin de sauver l’équilibre des nombres premiers. Car en effet, il y avait six catégories de magie, six, deux multiplié par trois, les deux premiers nombres premiers, six, le premier nombre composé de deux nombres premiers différents et les Nécrosoris voulait détruire l’équilibre en exterminant deux catégories, l’Ombre et la Lumière.

Pour se rendre utile, il fallait que Métis sorte de cette ville complétement prise par l’ennemie. Elle savait que la maigre poche de résistance existante ne pourrait pas grand-chose dans le nid même de l’oppresseur. Petit à petit, prétextant se rendre sur la tombe de ses parents, elle transporta la majeure partie de son inventaire dans leur maison de campagne qui était devenue leur mausolée. Au prix d’un voyage par semaine pour ne pas éveiller l’attention, elle réussit à protéger ses meilleures armes. Pour ne pas se faire prendre en cas de fouille, elle transportait ses armes dans son sac sans fond, « A la Mary Poppins » aurait dit son grand-père, en mettant par-dessus une serviette de pique-nique ainsi que quelques provisions nourricières. Ainsi, des armes pour la Résistance et de l’argent étaient cachés dans cette petite cabane accessible à tous ? Non car ses parents avaient été prévoyant et avaient équipé la maisonnette de protections repoussant les indésirables. Une fois ce déménagement terminé, il lui restait une chose à faire, organiser la raison de son départ. C’est pourquoi, un soir au lieu de rester comme d’habitude chez elle à s’occuper de nombres en tout genre, elle sortit boire un verre ou deux dans un pub voisin. Elle ne sortit que quand elle entendit une bruyante explosion qui semblait provenir de chez elle. En effet, une fois sur place, elle vit que ce qu’elle avait préparé avait fonctionné : sa boutique et sa demeure étaient détruites. L’explosion avait ameuté tout le quartier, des forces de l’ordre aussi. Après une enquête, les gardes décrétèrent que c’était un accident et qu’ils ne pouvaient alors pas la dédommager. Officiellement, elle était ruinée, c’est pourquoi elle partit sur les routes avec uniquement son sac et un souvenir de la Terre, afin de recréer le commerce que ses parents avaient mis tant de temps à construire. Elle avait pleuré toutes les larmes de crocodiles de son corps. On ne pouvait pas dire que les gens soient égoïstes ; leur joie d’être soi-disant libérés du joug de Lune d’Azur leur fit ouvrir leur bourse : le voisinage donna une partie de ses économies à la jeune fille, afin qu’elle puisse redémarrer sur la bonne voie. C’est ainsi qu’elle sortit de la ville le lendemain, avec quelques sous en poche, sous les vivats de ses voisins.

* *

*

Lorsque le soir tomba, Métis avait déjà bien avancé. On lui avait donné une couverture mitée pour qu’elle n’ait pas trop froid la nuit, faute de mieux. Elle ramassa quelques branches sèches pour faire un feu avec le briquet que lui avait offert son grand-père pour son treize millième anniversaire. Durant son périple, elle avait récolté quelques fruits et plantes comestibles. Elle avait appris à reconnaitre ce qui était propre à la consommation de ce qui ne l’était pas avec son père, car un commerçant doit toujours avoir en tête, qu’un jour il devra voyager, et ce, peut-être sans le sou. La jeune globetrotteuse installa son campement et continua ses recherches mathématiques. Tout à coup, alors que plus aucun son ne lui parvenait depuis quelques instants, un bruissement sec se fit entendre. La jeune fille arrêta toute activité, suspendant ses gestes et concentrant son attention dans la direction du bruit, s’attendant à ce que quelque chose ou quelqu’un surgisse. Pendant deux trois minutes qui lui semblèrent être des heures, il n’en fut rien, personne ne parût dans la lumière que faisait le feu. Il s’agissait peut-être de son imagination, ou bien d’un animal quelconque en quête de nourriture ou d’un abri, voire peut-être même du vent. Métis replongea alors dans les chiffres, jusqu’au moment où un autre son lui parvenus, plus proche, plus angoissant. Elle se leva alors brusquement, gardant à la main papier et crayon et cria :

« Bon ça suffit maintenant, montrez-vous ! »

Mais seul le silence lui répondit. Ça doit être la fatigue, c’est ça, il faut que tu dormes. Pensa-t-elle, en rangeant ses affaires et en se dirigeant vers le coin où elle avait décidé de dormir.

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Nunnally Hashita
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MessageSujet: Re: Le grand départ [PV Nunnally Hashita] Jeu 10 Mai - 4:05


Je me baladais dans la forêt de Méseria, je n’avais pas grand-chose à faire. Je regardais les arbres avec leur feuille verdoyante. Il faisait nuit. Une belle nuits à dormir percher dans un arbre jusuq’au moment ou le soleil viendrais vous caresser le visage avec une douceur maternelle. Je ne faisais pas attention à mon chemin vus que je me fichais bien ou c’est que j’allais arriver. Je venais de voir comme des ombres danser autour de moi, comme si elles m’invitaient à danser avec elle. Je voulais trouver a tout pris un coin tranquille ou je pourrais dormir vus que l’un des magazine de la ville ce qui avait ameuté beaucoup de monde, et je détestais ça !

Je ai tout les personne de se monde. Pourquoi ? Parce que dans c’est personne il y a les gens qui mon enlever il y a des années, c’était la seule penser qui me restais de mon enfance. Je ne me rappelais de rien d’autre, à si je savais que je n’avais pas de parents enfin qu’ils m’avaient abandonnée quand j’était très jeune et je mettais renfermer sur moi-même dés mon plus jeune âge !

Je marchais quand j’entendis des bruits puis un feu venir d’une clairière à quelque kilomètre devant moi. Comme je savais que c’était un feu ? Et bien je suis une mage de feu donc je sais se qui ait du feu ou pas ! Je me mis a courir plusieurs branche craquer sous mes pieds puis je m’arrêta quand j’entendis un cri qui disait :

-Bon ça suffit maintenant, montez-vous !

Je me mis derrière un arbre et vis une jeune fille, une humaine plus précisément qui avait établie un campement dans cette clairière. J’attendis alors qu’elle s’endorme pour soit prendre son argent, soit le tuer je ne savais pas lequel faire. Je décidai donc de prendre son argent, si elle en avait. Après avoir attendis environ 1 heure, je sortis de ma cachette et pris un poignard au cas ou elle serait armée elle aussi. Je me penchai au dessus d’elle et je vis que c’était bien une fille. Elle avait un très joli visage avec ces cheveux châtains était très joli aussi ! J’avais envie de les lui brosser… « Mais à quoi je pense je ne la connais même pas ! ». puis je fis quelque chose de vraiment bizarre, je rangea mon poignard et m’assit en face d’elle, en tailleur et attendis qu’elle se réveille.
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Métis Schtujka
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MessageSujet: Re: Le grand départ [PV Nunnally Hashita] Dim 3 Juin - 10:23

A peine fut-elle allongée que Métis s’endormi. La journée avait été très rude et son corps rompu de fatigue et de courbatures ne demandait qu’à se reposer et récupérer des forces. Son sommeil fut cependant de courte durée. Le sol, malgré la couverture mitée, était loin d’être aussi douillé et agréable que son lit actuellement en cendre. Elle savait qui lui faudrait plusieurs nuits inconfortables pour se réhabituer à dormir à la dure. Ses muscles douloureux aussi étaient en cause dans ses problèmes de sommeil ; même si elle trouvait une position où le sol ne lui était pas trop inconfortable, elle ressentait une gêne dans les membres. Après environ deux heures de sommeil agité et peu réparateur, la jeune fille s’éveilla en sursaut, mais ne fit aucun mouvement : quelque chose clochait, son inconscient lui envoyait des signaux d’alarme qu’elle avait eu du mal à recevoir puis à interpréter. Tendant l’oreille après avoir cessé de respirer, elle entendit d’abord les bruits de la forêt : le vent soufflant dans les branches et les feuilles des arbres, le hululement d’un hibou chassant dans la nuit, le cri d’un autre animal plus dangereux mais chassant plus loin. Puis soudain, elle perçut ce qui dérangeait son inconscient, le son d’une respiration lui parvint. La chose ou la personne était à deux mètres, peut-être moins, d’elle. Elle ouvrit les yeux de façon à voir sans que l’on sache qu’elle regardait. Il s’agissait, lui semblait-il, d’une jeune fille assise en tailleur en face d’elle. Que faisait-elle là ? Pourquoi ? Dans quel but ? Voulait-elle lui dérober son argent, devant pour ça lui demander où il se trouvait ? Mais dans ce cas, pourquoi ne l’avait-elle pas réveillée plutôt que d’attendre son réveil ? Ce n’était peut-être qu’une folle qui aimait regarder les gens dormir. Métis éloigna vite cette pensée, qui étrangement, la dérangeait plus que l’idée que ce soit une voleuse ou une tueuse. Ne pouvant obtenir de réponses à ses questions, la jeune commerçante réfléchie à ce qu’elle pouvait faire.

Il lui fallait une arme ou quelque chose du genre pour se défendre au cas où. Elle pensa alors à sa lampe de chevet… qui était en cendre, dans sa maison en ville. Rien autour d’elle ne pouvait faire office d’arme. Aucune branche ne se trouvait dans les environs puisqu’elle les avait toutes ramassées pour allumer son feu. Et comme elle avait caché ou bruler son stock d’armes, aucune épée ou autre lame ne se trouvait dans son sac, malheureusement vide, à ses côtés

Quelle idiote tu fais d’avoir oublié de te garder une arme, tu aurais au moins pu te garder une branche… Que dirais père s’il savait ça…

Tournant la tête de façon à peine perceptible, Métis jeta un œil vers le feu maintenant éteint. Une grosse branche n’avait pas entièrement été consumée et pouvait aisément blesser quelqu’un. Aussi vite qu’elle le pouvait, la jeune humaine se retourna, ventre au sol, et à l’aide de ses bras et de ses jambes voulut se relever pour courir chercher la branche miracle qui pouvait la défendre. Cependant, après une journée comme celle de la veille, ses jambes qui n’avaient pas travaillé autant depuis longtemps étaient ankylosées. Le froid du sol avait réduit à néant leurs dernières forces. En voulant s’appuyer sur ses jambes Métis s’écroula par terre, ses membres ne lui répondant plus. Un léger cri sortit de sa bouche, mourant sur ses lèvres qu’elle avait pincées pour contrer cri et douleur. L’esprit embrumé par le mal qui taraudait ses jambes, elle trouva malgré tout la force de se retourner péniblement vers l’inconnu. Assise par terre, Métis tentait de reculer, de se rapprocher du feu, de la branche. Combattant la douleur, elle s’adressa à la fille en face d’elle.

« Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Si c’est aaa de l’argent que vous voulez… Je n’en ai pas, je n’ai rien d’autre que cette couverture et ce sac vide… Nom d’une pipe… Vous pouvez vérifier si vous voulez… Et si vous voulez me tuer, je ne vois pas ce que ça vous rapporterait, ni argent, ni gloire d’avoir vaincu un adversaire de qualité… »

Métis arrêta de parler et de reculer, la douleur était trop forte et elle trop faible. Tombant allongée par absence de force, sa tête se cogna au sol, l’étourdissant un peu plus. Métis n’attendait plus rien, à part peut-être la douleur finale et mortelle d’un couteau dans le corps.

Désolée grand-père, j’ai échoué… Je n’ai même pas encore commencé que ma mission s’achève pitoyablement, je ne pourrais pas venir en aide aux nombres premiers, je ne mérite pas de connaitre leurs secrets…

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Nunnally Hashita
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MessageSujet: Re: Le grand départ [PV Nunnally Hashita] Mar 10 Juil - 9:34

Je vis l’inconnu se lever. Elle commença alors à ramper sur le sol mais avait du mal. Je la regardais un peu choquée. Je ne lui voulais pas de mal. Elle s’arrêta avant d’atteindre le feu éteint. Je la regardais toujours. Elle s’assit en fasse de moi après avoir étouffé un cri de douleur. Quand elle pris la parole je l’écoutas attentivement :

- Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? Si c’est aaa de l’argent que vous voulez… je n’en ai pas, je n’ai rien d’autre que cette couverture et ce sac vide… nom d’une pipe… vous pouvez me tuer, je ne vois pas ce que ça vous apporterait, ni argent, ni gloire d’avoir vaincu un adversaire de qualité...

Elle arrêta alors de bouger. Elle tombant sur le sol et se cogna la tête. Je me leva et m’approche d’elle. Je l’avais écoutez parler, je ne lui voulais pas de mal. Je me dis que avec de la lumière l’on verrait mieux. Je m’approcha alors du feu et l’alluma grâce à ma magie. Je me dirigeas de nouveau vers l’inconnu et dis :

- Je ne voulais pas te réveiller. Excuse-moi de t’avoir fait peur. Tu veux peut-être que je t’aide ?

J’avais parlé avec une voix douce. Mes yeux trahissaient ma peur, j’espérais juste qu’avec le peu de lumière faite par le feu elle ne verrait pas mes yeux emplis de peur. Je lui tendit ma main et attendis quelle la saisisse. Je ne voulais pas de l’argent et encore moi la tuer. Je la trouvais jolie. Je voulais juste l’observer, regarder ses cheveux onduler sous la brise, regarder son visage serein. J’avais peur, peur quelle parte car ça présence ne me dérangeais pas au contraire elle me rendais sereine. J’avais toujours la main tendue vers elle. Elle devait me prendre pour une folle. Je lui dis alors :

- Je ne veux pas te tuer. Et l’argent ne m’intéresse pas le moins du monde. Je ne faisais que passer dans cette forêt.

J’attendais, toujours en la regardant. Je voulais qu’elle m’accorde ça confiance et je voulais lui faire confiance.
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Métis Schtujka
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MessageSujet: Re: Le grand départ [PV Nunnally Hashita] Mar 24 Juil - 4:41

Métis attendit le coup final, celui qui lui apporterait le sommeil éternel. A la place de celui-ci, elle reçut une vive lumière dans les yeux et une vague de chaleur au niveau de ses cheveux. Ouvrant les yeux et tournant son regard vers la source de cette attaque inattendue, elle vit que le feu précédemment éteint était maintenant allumé. Lorsque la jeune fille comprit la raison de ce phénomène, son sang se figea dans ses veines : l’inconnue maîtrisait le feu. Bien sûr, l’humaine savait que les êtres maîtrisant les éléments étaient courant dans ce monde, très certainement plus courant que les sorcières métis n’ayant que de pauvres connaissances théoriques de ses propres capacités, mais comme elle avait toujours vécu dans le commerce des armes, les personnes qu’elle avait rencontrées faisaient souvent plus confiance aux lames qu’à leurs pouvoirs. Métis était en train de dresser la liste des tortures possibles que l’inconnue pouvait lui infliger, c’était peut-être une malade sadique, quand celle-ci s’approcha d’elle, s’adressant pour la première fois à Métis :

« Je ne voulais pas te réveiller. Excuse-moi de t’avoir fait peur. Tu veux peut-être que je t’aide ? »

La voix était douce, le regard brillant. Etait-ce dû à une malveillance quelconque, un mensonge révélé par la brillance de ses yeux ? Ou était-ce de la bienveillance et de la sincérité ? Mais ça pouvait aussi être seulement dû à la lumière du feu qui se reflétait dans les yeux de l’inconnue. Cette dernière tendit la main vers Métis, qui se raidit et recula d’instinct. Elle ne se trouvait qu’à quelques centimètres du feu maintenant, si proche que si elle avait encore eu ses cheveux longs, ceux-ci auraient certainement pris feu, mais par chance, elle préférait les porter courts et ils étaient séparés du feu par une distance suffisante pour qu’ils ne s’embrasent pas. L’inconnue reprit la parole :

« Je ne veux pas te tuer. Et l’argent ne m’intéresse pas le moins du monde. Je ne faisais que passer dans cette forêt. »

Que passer dans cette forêt ? Pourquoi était-elle à mon chevet alors, à m’observer pendant mon sommeil ? Il vaut mieux peut-être ne pas lui demander tout de suite, attendre que je sois en état de fuir ou de me défendre pour poser des questions qui pourraient fâcher…

Maintenant que les pensées de la jeune fille étaient plus calmes et que les intentions de l’inconnue, même si elles n’étaient pas plus claires, n’étaient pas mauvaises, du moins, dans la mesure où celle-ci était sincère, Métis pu observer la personne qui se trouvait près d’elle. La lumière du feu lui permit de voir que l’inconnue était assez jeune : peau lisse, visage ayant encore quelques restes des rondeurs de l’enfance, mais s’étant affiné suffisamment pour que l’on puisse voir la fin de l’adolescence arriver. De longs cheveux noirs lui tombaient dans le dos, accentuant la pâleur de sa peau qui semblait d’albâtre. Elancée, elle portait une chemise sombre qui mettait ses formes en avant. Un short court et des bottes hautes complétaient l’ensemble vestimentaire de la jeune inconnue, mais laissaient voir une partie des jambes de celle-ci, jambes dont la couleur était pareille au visage. Un frisson parcouru Métis :

Et si c’était un vampire ? Après tout, ça existe peut-être…

Apercevant le katana de l’inconnue, la jeune humaine se calma un peu.

Ouah, un bel instrument, modèle n°5478 ou 7853, il faudrait que je voie la lame pour en être sûre… Un vampire ? Avec un katana ? Ça me semble peu vraisemblable, pourquoi s’encombrer d’une arme alors qu’on a les meilleures dents au monde ? Bien plus dangereuses que la meilleure des lames ? Par esthétisme peut-être, à moins que ça ne soit pour tromper les proies et les rendre plus dociles…

Son regard revint vers le visage de la créature qui n’était certainement pas humaine, pas avec une peau si pale, afin de tenter d’apercevoir des canines pointues dépasser des lèvres de l’inconnue pour déterminer si oui ou non, il s’agit d’un vampire… Rien ne laissait penser que la jeune fille pouvait être ou non un buveur de sang. Les yeux de Métis furent cependant attirés par les yeux de cette dernière. Une tentative d’hypnose de la part de la créature ? Non, juste la couleur étrange qui intrigua l’humaine, l’inconnue avait les yeux violets. Sombrant un petit peu dans cet abyme améthyste, Métis secoua la tête pour reprendre ses esprits et remarqua alors les oreilles de la créature : elles étaient pointues…

Des oreilles pointues ? C’est donc un elfe… Elfe ou elfe crudélis ? J’espère que c’est la première option la bonne, sinon, je suis plutôt mal barrée, et ça reviendrait au même qu’avec un vampire… Certes, mourir est gênant, mais je m’y étais préparée… Mais que quelqu’un ou quelque chose boive mon sang… Même si morte, mon sang ne me sert plus, ça ne me plait pas qu’on me le boive, comme on aspire le jus d’un fruit… Mais après tout pourquoi pas pourvu qu’elle me tue avant… Les vers et les insectes se nourriront bien de mon corps, alors que quelqu’un s’abreuve de mon sang… Je ne serais plus à ça près, je serais morte…

Le temps de ses réflexions, la douleur fusant de sa tête et de ses jambes s’était calmé. Se redressant un peu, Métis décida de jouer le tout pour le tout ; elle prit la main tendue de l’elfe pour s’aider à se relever. Une fois sur ses jambes, un vertige la prit, elle s’était relevée trop vite. Titubant quelque peu sur ses jambes, la jeune humaine remarqua qu’elle était toujours en vie, du moins pour l’instant… Reprenant esprit et équilibre, Métis tendit sa main droite vers l’inconnue :

« Je me nomme Métis Schtujka. Je suis normalement commerçante mais une explosion a détruit ma boutique, je voyage donc dans le but de gagner de l’argent pour reconstruire mon commerce. Je suis spécialisée dans la vente d’armes en tout genre, des canifs aux massues en passant par les hallebardes et les Katzbalger. L’entretien d’une lame étant tout aussi important, ma famille s’occupait aussi de la restauration et du nettoyage des armes. Si vous le souhaitez, une fois que j’aurais récupéré le matériel nécessaire, je pourrais, avec votre autorisation m’occuper de votre katana afin qu’il conserve son tranchant et son lustre pour encore plusieurs centaines d’années… »

En ne dévoilant que son côté commercial, Métis agissait d’instinct, elle ne connaissait pas l’elfe qui lui faisait face et même si cette dernière avait été son plus fidèle client, la vendeuse n’aurait pas dit beaucoup plus, elle n’était pas du genre à se confier. Elle garda la main tendue, attendant à son tour que son interlocuteur la prenne pour se saluer.
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MessageSujet: Re: Le grand départ [PV Nunnally Hashita]

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Le grand départ [PV Nunnally Hashita]

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